"C'est le procès qui va ouvrir tous les autres procès d'Afro-descendants pour des réparations", avancent les conseils du MIR. - Shutterstock
La seconde phase du deuxième procès intenté par le Mouvement international pour les réparations s'ouvre ce lundi à la cour d'appel de Fort-de-France. Quinze avocats plaideront au cours des deux journées d'audience. Mais pour le verdict, il faudra patienter quelques semaines.
En permettant la traite négrière et l'esclavage, la France
s'est-elle rendue coupable de crimes contre l'humanité ? Ces crimes
sont-ils imprescriptibles ? L'État est-il tenu de payer des
réparations aux descendants des victimes de ces atrocités qui ont
été perpétrées dans les colonies françaises pendant trois siècles ?
Oui, oui, et oui, répond, sans hésitation, le Mouvement
international pour les réparations (MIR). Comme son nom l'indique,
cette association œuvre en vue d'obtenir réparation pour la
déportation et la réduction en esclavage des Africains ainsi que
pour d'autres crimes coloniaux commis par les Européens.
Vingt ans après l'adoption de la loi du 21 mai 2001, dite loi
Taubira, qui qualifie de crimes contre l'humanité l'esclavage et la
traite, une nouvelle...
Édition spéciale : Rétro 2025
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