Une cousinade pour réunir toute la famille Golitin de Guyane
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 15 août
Les réunions de famille, les Golitin connaissent bien. Mais cette année, ils ont décidé de passer à une tout autre échelle. Leur ambition : réunir, le temps d'une journée, tous les Golitin de Guyane autour d'une grande cousinade. Si le lieu reste encore à déterminer, une chose est déjà certaine : la rencontre est prévue le 24 octobre.
Tout commence sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo publiée sur Instagram et Facebook, Josie, Cassandra, Kevin, Lucie et Célia, cinq cousins Golitin, lancent un appel à leur famille. Leur objectif est simple : renouer avec leurs racines.
Originaire d'Iracoubo, la famille s'est, au fil des générations, dispersée aux quatre coins de la Guyane.
« Bien plus qu'une simple cousinade, cette journée permettra aussi de retracer l'histoire de la commune où sont nés nos ancêtres. »
Au programme : une exposition consacrée à Sinnamary et Iracoubo, une reconstitution de l'arbre généalogique de la famille, des espaces d'échanges entre les différentes lignées, mais aussi un grand rassemblement rythmé par les tambours.
Les ambitions sont à la hauteur du projet.
« On a vraiment un projet gigantesque. Mais pour le réaliser dans les meilleures conditions, on a besoin du soutien de toute la famille : pour la location de matériel, l'animation, un DJ, un groupe folklorique... On espère aussi pouvoir compter sur l'accompagnement des mairies si elles souhaitent s'associer à cette initiative », lance Lucie, l'une des organisatrices.
Au-delà de la fête, les organisateurs veulent faire de cette cousinade un moment de transmission, où les plus jeunes pourront découvrir leur histoire familiale et où les anciens auront l'occasion de partager leurs souvenirs.
aussi personnelle
Derrière cette initiative se cache aussi une histoire très personnelle. Celle d'une jeune femme, Lucie, en quête de ses origines.
" À partir de mes 17 ans, j'ai fait pas mal d'allers-retours en Guyane. J'ai fini par y vivre de 2017 à 2021 parce que je voulais vraiment revenir à mes racines. "
Même après avoir vécu plusieurs années sur le territoire, un sentiment d'inachevé l'accompagne. Celui de ne connaître qu'une partie de sa famille.
" À chaque fois que je revenais, on me disait : "Tu es la fille d'untel, Tu es la nièce d'untel", elle confie, " J'étais habituée aux chodjé kontré. Je me souvenais des repas, de l'ambiance, mais pas forcément des visages. Je voulais vraiment recréer ce lien et enfin savoir qui sont mes cousins. "
Depuis son retour en Guyane, les liens se sont rapidement resserrés avec plusieurs membres de la famille. Et parfois, les retrouvailles prennent des chemins inattendus.
" Une fois, j'étais en soirée et je me suis embrouillée avec un gars qui me disait que je n'appartenais pas au territoire sous prétexte que je suis métisse. Je lui ai répondu que j'étais même plus guyanaise que lui parce que je suis Golitin. Et là, il me répond : "Moi aussi..."."
Une anecdote qui confirme à ses yeux une évidence : les Golitin "Nou la. "
Une organisation pensée
dans les moindres détails
Pour faire de cette cousinade un véritable rendez-vous familial, l'organisation est déjà bien avancée. Derrière ce projet, une équipe de cousins mobilisés depuis plusieurs mois.
Habituée à fédérer la famille autour de ce type d'initiatives, c'est Josie qui préside l'association Konèt to fanmi Golitin, véritable cheville ouvrière de l'événement.
Pour l'occasion, cette nouvelle génération de Golitin a pensé à tout. Les inscriptions s'effectuent via le lien disponible sur les comptes Instagram et Facebook de l'association. Après les informations classiques ,nom, prénom et adresse e-mail ,les participants sont invités à renseigner un élément essentiel : la branche familiale à laquelle ils sont rattachés.
" Les personnes doivent indiquer à quels aïeuls elles sont rattachées parmi les noms proposés. Ça nous permettra de mieux nous repérer par lignée. "
Les organisateurs souhaitent aussi permettre au plus grand nombre de participer, y compris aux membres installés dans l'Hexagone.
" Pour ceux qui vivent en métropole, on essaie de négocier des tarifs préférentiels afin que le maximum de personnes puisse faire le déplacement. "
Au fond, cette cousinade dépasse largement le simple cadre d'un repas de famille. Pour Lucie, c'est aussi une manière d'offrir un moment précieux à sa mère. " Je voulais surtout le faire pour ma maman, qui vit en métropole depuis plusieurs années. Je voulais qu'elle puisse retrouver ses proches, sa famille. "
Un projet
qui rassemble déjà
Quelques heures seulement après la publication de sa vidéo de présentation sur Instagram, les premiers messages affluent. L'enthousiasme est immédiat avec 44 000 vues, 1 800 mentions j'aime et 129 republications.
Parmi les premiers à répondre présente, Nancy, elle aussi descendante des Golitin.
" Je trouve que c'est une très bonne initiative et j'y serai. "
Pour Monique, cette journée représente bien plus que de simples retrouvailles.
" Je n'avais pas beaucoup de liens avec mon père Golitin. Je n'ai donc pas connu mes grands-parents. C'est l'occasion pour moi de découvrir mon arbre généalogique. "
Au-delà des retrouvailles, cette cousinade se veut un moment de transmission, de mémoire et de reconnexion. Une journée pour mettre des visages sur des noms, retracer des lignées parfois oubliées et rappeler qu'au-delà des kilomètres ou des générations, une famille reste unie par une histoire commune.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 15 août.

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