L'écrivaine guadeloupéenne Gisèle Pineau préside le jury du Fifac 2026
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L'écrivaine guadeloupéenne Gisèle Pineau préside le jury du Fifac 2026

Oriane REALLE ; o.realle@agmedias.fr
"En tant qu'écrivaine, je m'appuie sur le réel". La Guadeloupéenne Gisèle Pineau présidera le jury du festival international du documentaire Amazonie - Caraïbes 2026. 
"En tant qu'écrivaine, je m'appuie sur le réel". La Guadeloupéenne Gisèle Pineau présidera le jury du festival international du documentaire Amazonie - Caraïbes 2026.  • PHILIPPE-MATSAS

La huitième édition du festival international du film documentaire Amazonie - Caraïbes se tiendra du 6 au 10 octobre à Saint-Laurent du Maroni

Un nouveau regard pour cette 8e édition. Le Camp de la Transportation accueillera une nouvelle fois le festival international du film documentaire Amazonie - Caraïbes (Fifac). Du 6 au 10 octobre, le documentaire prendra place au cœur de Saint-Laurent du Maroni.

L'équipe du Fifac a annoncé la présence de l'écrivaine guadeloupéenne Gisèle Pineau à la présidence du jury. Auteure d'une trentaine de romans, elle s'intéresse dans ses œuvres à l'exil, à la migration, aux parcours de vie et aux réalités sociales. Des sujets qui font écho à son intérêt pour le documentaire.

Une écrivaine face au réel

" Parce que je suis une écrivaine, j'aime les histoires et les mots. Dans les documentaires, il y a les humains, il y a des expériences incroyables, des parcours de vie complètement étrangers à notre quotidien " résume Gisèle Pineau. "Pour moi, c'est un reflet de la vie. On pose une loupe sur un endroit du monde, sur une communauté, sur un espace ou sur des personnes". 

Curieuse de découvrir les films de la compétition, la présidente du jury sera entourée de quatre autres membres : la réalisatrice et productrice Véronique Chainon, du chercheur en cinéma Théo Esparon, de la réalisatrice canadienne Ayana O'Shun et du producteur guadeloupéen Axel Shanga Lafleur.

Gisèle Pineau voit dans le Fifac un moyen de faire entendre un récit différent de l'Amazonie et de la Caraïbe. " C'est un festival qui est complètement nécessaire parce que ce n'est pas un regard extérieur qui est porté sur nos territoires, mais de l'intérieur. "

Des récits de vie

L'écrivaine veut ainsi dépasser les représentations de territoires " exotiques " pour montrer les réalités quotidiennes, les difficultés et les combats. Une démarche qui fait écho à son propre travail. Pour son roman La Couleur de l'agonie, récemment réédité en poche, elle s'est appuyée sur des documentaires et des témoignages consacrés aux " mules " afin de se rapprocher de leurs trajectoires et de leurs difficultés.

" Il faut raconter nos réalités. Il faut raconter ce qu'il se passe au XXIe siècle."

Affiche de la 8ème édition du Fifac. • Caroline Pageaud/FIFAC

L'affiche de cette 8e édition a une nouvelle fois été réalisée par la graphiste et illustratrice Caroline Pageaud. Son visuel, présenté comme poétique, laisse volontairement place à l'interprétation et la "respiration".  

Les prix seront remis lors de la soirée de clôture, le samedi 10 octobre au Camp de la Transportation. Deux récompenses seront décernées : le Grand prix FIFAC - France Télévisions du meilleur documentaire long-métrage et le Prix du meilleur court-métrage documentaire.

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