« Sur le fleuve, beaucoup de personnes sont dépourvues d’acte de naissance »
Pour la première fois depuis le lancement de la pirogue du droit, deux juges se sont rendus sur la Maroni. Alors que la justice y est très peu saisie, ils sont partis dans l’objectif de dresser un état des lieux. Ls juges n’ont pas le droit de faire du conseil juridique aux administrés. Ils ont donc rencontré les mairies, les représentants de la Collectivité territoriale, les représentants des peuples autochtones, etc. Sophie De Borggraef, conseillère à la cour d’appel, et Thomas Vollot, juge administratif, reviennent sur cette mission.
Qu’en est-il de l’accès au droit sur le Maroni ?
Sophie de Borggraef : Il est difficile, d’une part, car les gens parlent assez peu le français et les administrations communiquent exclusivement en français. D’autre part, il n’y a pas de permanence du CDAD (conseil départemental d’accès au droit) ni d’avocats.
Thomas Vollot : Déjà, il y a une grande méconnaissance des gens par rapport à...

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