Nadège Maslet tend la main aux oubliés
Dans l'association Perle de prix, il y a une petite dizaine de bénévoles
Une nouvelle association, Perles de Prix, créée en novembre 2025, accompagne les personnes confrontées à la toxicomanie. Objectifs : les aider dans leurs démarches et leur permettre de retrouver leur dignité.
À sa tête, Nadège Maslet multiplie les actions pour que ces publics ne soient pas rejetés par la société.
Le nom de l'association interpelle. "Pour nous, une perle est quelque chose de précieux, qui a de la valeur. Et croyez-moi, nos adhérents en ont. Il faut se dire que ceux qui se retrouvent dans cette situation ne l'ont pas choisie," explique la présidente.
"Ce sont des personnes qui avaient de grandes ambitions pour leur vie. Il faut comprendre que chacune possède une personnalité, une identité. Il suffit de prendre le temps de les écouter et de les accompagner," confie-t-elle.
Ne pas rejeter les toxicomanes
Dans l'association, il y a une petite dizaine de bénévoles. La plus âgée a 82 ans. "Je suis infirmière libérale et nous nous sommes rencontrés par le hasard des circonstances, mais nous partageons tous la même détermination", soutient Nadège.
L'association rencontre ainsi toutes les nationalités. Il y a aussi des Guyanais, contrairement à ce que l'on pourrait penser.
Ils sont parfois rejetés par leur famille en raison d'incompréhensions, d'échecs scolaires, de mauvaises influences ou de parcours mal orientés.
À la recherche d'un local
"Nous sommes à la recherche d'un local à Cayenne pour mieux coordonner nos actions. Nous avons déjà mené plusieurs activités, mais nous souhaitons aller plus loin. Il faut que les personnes qu'on aide puissent fêter Noël et leurs anniversaires dans de bonnes conditions", suggère-t-elle.
L'association Le Germe, fondée par le regretté Hervé Latidine, à Régina, intervient dans des structures de désintoxication. Elle est en lien avec Perle de prix.
"Les toxicomanes ont droit à une seconde chance. Certains auront du mal à s'en sortir, mais nous enregistrons aussi de belles réussites. Plusieurs ont quitté le département, suivi des stages de désintoxication et sont aujourd'hui devenus chefs de famille. À leur tour, ils viennent en aide à ceux qui sont dans le besoin," se réjouit Nadège Maslet.
Les drogues ne font pas que transiter par la Guyane. Le prix peu élevé de la cocaïne en Guyane entraine machinalement une baisse du coût du crack. Selon un rapport de 2020 de l'OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives), entre 100 et 200 consommateurs sont recensés à Cayenne. Un chiffre stable depuis 25 ans.

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