La séance de tirs au but s'achève sur la victoire du Brésil. Chez Julieta, les supporters laissent éclater leur joie (ASM)
Les supporters de la Seleção ont souffert avant de laisser éclater leur joie sur l'avenue de Gaulle, qui s'est une nouvelle fois parée des couleurs brésiliennes.
Après un match aussi tendu, la joie est d'autant plus grande et la fête d'autant plus belle. (ASM)
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Ils ont tremblé les supporters cayennais de la Seleção. Jusqu'à la dernière seconde et cette séance de tirs au but tellement dure pour les nerfs.
Chez Julieta, bar brésilien bien connu de la place Mentel, face au grand écran installé sur la terrasse, ils avaient pourtant commencé par croire à une victoire facile des Auriverde après le but de David Luiz à la 18e minute. Les drapeaux « ordem e progresso » ont commencé à flotter et on croyait bien qu'ils resteraient levés jusqu'au coup de sifflet final. Mais l'égalisation chilienne par Alexis, un quart d'heure plus tard, a refroidi l'ambiance ou plutôt a tendu l'atmosphère.
Il y a bien eu cette fausse joie, dix minutes après la reprise, sur le but de Hulk. Quelques pétards ont même eu le temps de claquer avant que l'arbitre ne refuse le but et ne replombe l'ambiance par la même occasion. Le reste n'est que rongement d'ongles assortis de quelques applaudissements pour marquer les interceptions de la défense brésilienne. Et puis il y a eu ce gros coup de sueur lorsqu'à la dernière minute des prolongations Ramirès a été à deux doigts d'offrir la victoire au Chili. Sa frappe sur la barre transversale a été suivie d'un énorme ouf! de soulagement et de quelques remerciements à Dieu.
« J'AI FAILLI PLEURER! »
Mais le plus dur restait à venir : la séance de tirs au but. Avant qu'elle ne commence, on a vu les sièges se vider, il fallait bien se dégourdir un peu.
Après tout, les supporters aussi venaient de vivre 120 minutes intenses et les crampes n'étaient pas loin. La tension était alors à son comble mais deux arrêts de Julio César, le gardien brésilien, et une touche de chance sur le dernier tir chilien qui s'écrase sur le poteau et la foule qui avait grossi au fil du match a laissé éclater sa joie. « J'ai failli pleurer, j'ai demandé à Dieu de nous aider » , lâche une supportrice, qui en fait pleure vraiment, mais de joie. « Le Brésil a du mal avec les équipes d'Amérique du Sud, lance son voisin, rassuré, mais il faut y croire jusqu'au bout. »
Et avant d'aller faire la fête, comme pour conjurer le sort, Fabio se lance dans un pronostic pour le quart de finale : « Je ne sais pas qui sera l'adversaire, mais ce sera 3-0 pour le Brésil! » Maintenant, on peut se lâcher. Le rendez-vous est évident, pas besoin d'en dire plus.
Quelques minutes après la victoire, l'avenue De Gaulle est pleine de voitures, de drapeaux et de cris de joie. Après tout, comme dit Tiago, supporter invétéré de la Seleção qui a déjà son billet d'avion pour la finale : « l'avenue De Gaulle, c'est un peu notre sambodrome à nous, les Brésiliens de Cayenne. » Et samedi soir, le sambodrome s'est élargi à tout le centre-ville.
L'avenue De Gaulle a vite pris les couleurs jaune et vert de la Seleção. (ASM)
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