À Cayenne, les supporters du Jungle Pub réagissent après une occasion manquée des Bleus (TF)
Les supporters de l'équipe de France ont souffert devant leur écran, attendant en vain que les Bleus inscrivent un but libérateur.
Des cris, beaucoup de cris. D'encouragement, souvent. Mais aussi et surtout de déception après chacune des occasions de but manquées par les joueurs de l'équipe de France. Dans le bar le Jungle, à Cayenne, les supporters ont exprimé toute leur frustration pendant les quinze dernières minutes de la rencontre.
Des éclats de voix, les bras tendus vers l'écran de télévision, les mains plaquées sur la tête et même quelques sauts de cabri n'ont finalement pas changé grand-chose. Certains supporters avaient pourtant sorti le drapeau tricolore, tandis que plusieurs supportrices arboraient maquillage et perruque aux couleurs nationales.
Finalement, après 70 minutes quelque peu soporifiques au cours desquelles les clients du bar ont effectué des allers et retours entre la salle et la terrasse, tout le monde s'est massé à l'intérieur pour encourager les Bleus. Sans obtenir satisfaction.
FOOTBALL SUR TOILE
Devant les supporters, confortablement installés dans leurs fauteuils, on pourrait se croire en pleine séance du dernier Walt-Disney. Pourtant, sur l'écran de la salle 4 du cinéma Agora, à Cayenne, l'équipe de France offre un bien triste spectacle face aux Équatoriens.
Les occasions sont rarement réalistes, souvent prévisibles. L'émoi de la salle vient plutôt des douloureux contacts qui s'enchaînent avec régularité tout au long du match.
À la 28e minute, la tête de Noboa percute celle de Matuidi, qui se battait pour le même ballon. Le milieu de terrain équatorien a le crâne ouvert. Mais l'image change pour montrer une supportrice équatorienne en haut de maillot. Et aussitôt, toute la salle applaudit en coeur. C'est tout de même autre chose que Walt-Disney.
SAINT-LAURENT NE S'ENFLAMME PAS
À Saint-Laurent, l'équipe de France de football a eu du mal à faire s'enflammer le Mambari.
Une centaine de supporteurs s'étaient pourtant retrouvés dans le bar du centre-ville pour encourager les Bleus. Les rues de la sous-préfecture n'ont ensuite pas connu la liesse qui avait suivi les deux victoires des hommes de Didier Deschamps.
« Le salut des Bleus, c'est l'attaque. »
Bernard Lama dresse un premier bilan de l'équipe de France.
À l'issue de la phase de poule, comment avez-vous trouvé les Bleus ?
Ils étaient là où on les attendait. Même si la France est moins bien classée que la Suisse (au classement Fifa, ndlr), elle était favorite de ce groupe et elle a confirmé. Mais la phase de poule, c'est comme un mini-championnat. C'est maintenant qu'on entre vraiment dans la Coupe du monde, qu'on passe à autre chose.
N'avez-vous pas trouvé le match contre l'Équateur décevant ?
Non, l'objectif était de ne pas prendre de but, de confirmer le match nul et de ne pas avoir de blessé. En Coupe du monde, on n'est pas là pour bien jouer mais pour gagner. Contre l'Équateur, il y avait beaucoup de changements, donc il y a eu une baisse de niveau. Ce troisième match servait à faire reposer certains titulaires. L'essentiel était de sortir sans blessé et sans carton.
Et lors des deux matches précédents ?
On a vu deux bons matches. Cette équipe ne sait pas garder le ballon dans les petits espaces donc il faut qu'elle joue. Son salut, c'est l'attaque. Il y a du talent dans cette équipe mais la question est de savoir comment elle va réagir maintenant. Le Nigeria est solide, bon techniquement. Il ne faut pas oublier qu'ils sont champions d'Afrique et qu'ils ont tenu tête à l'Argentine.
Justement, c'est une bonne chose d'éviter l'Argentine en huitième...
Je ne sais pas si le Nigeria est un meilleur client que l'Argentine. Le niveau de cette coupe est très élevé, tout le monde peut passer. Durant les poules, je n'ai pas vu une équipe qui domine vraiment à part les Pays-Bas.
C'est votre favori aujourd'hui ?
Avec les Pays-Bas, je suis très méfiant. Quand ils partent fort, ils s'écroulent ensuite. Mais ils ont une équipe très jeune, très physique, avec une bonne attaque.
Pour finir, un mot du Brésil ?
Les Brésiliens ne sont pas là pour convaincre mais pour gagner. Ils ont une stratégie simple : tout le monde court pour libérer Neymar. C'est comme l'Argentine à l'époque avec Maradona. C'est une équipe qui doit s'améliorer dans la maîtrise du jeu mais ils sont chez eux et ils ont Neymar.
Propos recueillis par A. S.-M
Seule la victoire est belle!
La France est qualifiée pour les huitièmes. Ça, c'est fait. Mais après deux matches où les Bleus ont donné beaucoup de plaisir à leurs supporters, la rencontre d'hier a été moins trépidante. Qu'à cela ne tienne! Pour Bernard Lama, l'important n'était pas de faire le spectacle mais de se qualifier et, si possible, sans blessé. Pour l'ancien gardien des Bleus, les choses sérieuses commencent maintenant avec un Nigeria à ne pas sous-estimer. Les supporters n'ont fini de s'enflammer.
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