Agression du proviseur au lycée Max-Joséphine, le rectorat condamne
Un débrayage est annoncé lundi à partir de 9h au lycée
Un élève a physiquement agressé le proviseur du lycée professionnel Max-Joséphine, à Cayenne, jeudi 7 mai, au sein même de l’établissement et dans l’exercice de ses fonctions. Cette agression, survenue en pleine journée, a provoqué une onde de choc au sein de la communauté éducative et suscité de vives réactions.
Le rectorat de Guyane a immédiatement condamné les faits. Dans un communiqué, le recteur Guillaume Gellé condamne " avec la plus grande fermeté " les violences commises à l'encontre du chef d'établissement dans l'exercice de ses fonctions. Le rectorat annonce aussi son soutien au proviseur agressé et indique vouloir " se porter partie civile " ainsi qu'accorder " la protection fonctionnelle au personnel concerné ".
Mais au sein du lycée, cet événement est loin d’être perçu comme un incident isolé. Dans un communiqué intitulé « Stop Violence », les représentants intersyndicaux du FSU/Sneta du lycée Max-Joséphine évoquent « l’agression de trop » et estiment qu’« une ligne rouge absolue a été franchie ». Ils refusent que les faits soient réduits à "un simple fait divers", dénonçant un climat de tension installé de longue date.
"L’agression subie par le Proviseur est le cri d'alarme d'un système qui craque : hausse de la violence et des incivilités quotidiennes, sous-effectif chronique et sentiment d'abandon".
Au-delà de la réponse sécuritaire, les équipes éducatives réclament des mesures structurelles. Elles exigent le classement du lycée Max-Joséphine, ainsi que d’autres établissements jugés sensibles, en « Politique de la Ville ». Une telle reconnaissance permettrait, selon elles, d’obtenir des moyens humains supplémentaires, notamment en vie scolaire et dans les pôles médico-sociaux, ainsi qu’un allègement des effectifs pour un meilleur suivi des élèves.
« L’École de la République ne peut pas fonctionner sous la menace », alertent les représentants du personnel, qui demandent au rectorat et aux autorités de « prendre leurs responsabilités et de reconnaître la spécificité de notre lycée et nous donner les moyens d'y exercer nos missions en sécurité ».
Pour appuyer ces revendications, un appel à un débrayage a été lancé pour lundi matin à partir de 9 heures.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters