Zouk, bouyon, shatta : quand les musiques antillaises dansent avec la sexualité
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Polémique

Zouk, bouyon, shatta : quand les musiques antillaises dansent avec la sexualité

Par Christophe VERGER c.verger@agmedias.fr
Sur les pistes de danse, les corps se rapprochent, les basins s'entrechoquent. Pour certains c'est une libération de la sexualité.
Sur les pistes de danse, les corps se rapprochent, les basins s'entrechoquent. Pour certains c'est une libération de la sexualité. • MJM PHOTOGRAPHY972 - JEAN-MARIE MONARD

Avant que le bouyon et le shatta n'imposent leurs rythmes, le zouk et Francky Vincent jouaient déjà avec une sensualité suggestive. Aujourd'hui, les paroles sont crues et les images provocantes. C'est tout un rapport au corps et au désir qui s'exprime et qui continue de diviser.

Longtemps avant que le bouyon ne mette le feu aux dancefloors, la biguine faisait déjà onduler les hanches au sein des bals nègres de Paris. Dans les années 30, les médias français accusaient déjà ces danses d'être « impudiques »,  d'ensauvager la jeunesse blanche. Le boléro, le bélè et gwoka : tous ont eu leur heure de gloire sulfureuse, avec ces mouvements de bassin qui en disaient long sans un mot. La chanson créole, rappelle l'écrivain Hector Poullet, a toujours été « coquine et poétique ». Le Petit Chaperon noir des Aiglons, Cuisse la, Marie-Christine, Emanuèl, wozé jaden-la... Autant de titres qui faisaient déjà rougir les mamans sans pour autant déclencher de polémiques nationales. Puis vint Francky Vincent. Le Lolo, Fruit de la passion, Alice ça glisse... Lui, il a poussé le curseur jusqu'à la vulgarité assumée, sans...

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