La Coupe du monde comme si vous y étiez
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KOUROU

La Coupe du monde comme si vous y étiez

Philippe CHAUVIN

Les Kourouciens vont pouvoir vivre l'ensemble de la Coupe du monde de football au Pôle culturel. La municipalité et l'association Patawa y ont installé un grand écran branché sur la chaîne BeIn Sport pendant toute la compétition.

« Nous avons voulu profiter de l'événement mondial le plus médiatique pour réunir les cultures et leur permettre d'échanger. Autour de vous, vous n'avez pas que des Brésiliens (c'était jeudi soir, lors du match d'ouverture Brésil-Croatie, ndlr), mais des Péruviens, des Argentins, des Italiens, des Espagnols, des Français, des Algériens... Presque toutes les nations participantes sont représentées » , décrit Denis Duvigneau, le président de l'association Patawa. Connue pour son engagement en faveur du rapprochement culturel, l'association a été mandatée par la municipalité pour organiser l'accueil des téléspectateurs. Le décor, teinté de couleurs françaises et brésiliennes, ne trompe pas. Les drapeaux de nombreux pays inscrits dans la compétition flottent tout autour.
« C'EST MIEUX QUE DE RESTER SEUL DEVANT SA TÉLÉ »
La passion collective pour le football peut être partagée comme dans un temple. « Il y a à boire, à manger et même des jeux gonflables pour occuper les enfants » , continue Denis. C'est mieux que de rester seul devant sa télé. Dans la foule, les émotions se propagent comme des ondes sensorielles. Déception quand Marcello marque contre son camp, éclats de joie lorsque Neymar rétablit l'équilibre puis donne l'avantage. « Au-delà de ce moment festif, nous voulons continuer à faire notre travail associatif et notamment lutter contre le Sida. Nous allons en profiter pour proposer nos actions de dépistage » , déclare Denis Duvigneau, qui nous ramène sur terre. Au-delà des dribbles chaloupés, des chants et des danses ou des compétitions de jeux vidéos qui animeront les après-matchs, les mots d'ordre seront le respect et la convivialité. La diffusion du match d'ouverture, qui a réuni une centaine de personnes a parfaitement collé à cet esprit.
Les Brésiliens de Guyane entre deux chaises
Hommes ou femmes, ils étaient fiers les Brésiliens réunis jeudi soir au Pôle culturel. Pas fiers d'avoir fait plier la Croatie mais fiers de se retrouver sur le devant de la scène et de « montrer que l'on est capable de se hisser au niveau des pays européens en termes technologiques et économiques » , comme le proclame Ricardo Ribeiro.
Une manifestation qui fait aussi tourner la tête des filles : « Je m'intéresse temporairement au football car c'est la Coupe du monde au Brésil » , consent Jennifer Boquel. Un engouement qui n'enlève en rien leur sens critique aux supporteurs cariocas. « C'est vrai que lorsqu'on voit l'état des hôpitaux et des routes, il y a lieu de s'inquiéter quant à l'utilisation de l'argent public pour l'organisation de ce Mondial » , modère Jennifer. « Au Brésil, quand tu es riche, tout va bien. Quand tu es pauvre, tu ne peux compter sur personne » , résume Waldir da Silva Nunes. « Alors quand tu apprends tout ce gaspillage... » Une rancoeur qui ne peut ternir totalement l'amour du football chez les enfants de Pelé : « Chez nous, la pratique du ballon rond est une religion. » Et comme toute les religions, elle donne de l'espoir.

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