Chlordécone : de nouveaux éléments relancent le combat de la réparation
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Chlordécone : de nouveaux éléments relancent le combat de la réparation

Cynthia Roussi-Sabas  c.roussi-sabas@agmedias.fr
Lyannaj pou dépolyé Matinik, le collectif a apporté de nouveaux éléments pouvant servir la lutte.
Lyannaj pou dépolyé Matinik, le collectif a apporté de nouveaux éléments pouvant servir la lutte. • C.RO-S

Ce samedi, le collectif Lyannaj pou Dépolyé Matinik s'est réuni à la Maison des syndicats pour faire part de nouveautés dans le suivi judiciaire. Explications.

Ce samedi, le collectif Lyannaj pou Dépolyé Matinik (LDM) était présent à la Maison des syndicats pour informer sur les nouveaux éléments qui changeront le suivi judiciaire face à l'État... et aux pollueurs, dans le combat de la reconnaissance de l'empoisonnement au chlordécone.

" Le rapporteur public a considéré que la faute de l'État remontait à 1972. C'est un fait très important car on nous expliquait, jusqu'à présent dans la procédure pénale, que la faute éventuellement commencerait en 1993, au moment donné où il n'y avait plus l'autorisation d'utiliser le Curlone (l'un des noms commerciaux du chlordécone, NDLR) ", a expliqué maître Raphaël Constant, l'un des avocats du collectif Lyannaj pou Dépolyé Matinik qui regroupe près de 36 associations et organisations syndicales.

Une faute qui remonte à 1972
 

Il rappelle par ailleurs que " 1972 est également le début du moment où l'on utilise le chlordécone en Martinique. "

Pour l'avocat, cette annonce est positive, " même s'il n'y a pas eu d'évolution sur la question de l'indemnisation, où le rapporteur public estime qu'il n'y a peu eu de préjudice pour la population martiniquaise. "

Maître Constant et ses confrères vont se pencher sur le détail de cette nouvelle décision qui date de vendredi dernier (7 février, NDLR) afin de revoir en quoi elle pourra impacter le non-lieu prononcé en janvier 2023, ainsi que la demande de réforme de la prescription qui du fait de la date de la première plainte (2006, NDLR) empêche une prise en compte des effets à très long terme.

Prochaine étape en avril
 

Pour rappel, l'utilisation de la molécule de chlordécone avait été prolongée jusqu'en 1993 dans nos territoires alors que le pesticide avait été interdit depuis les années 70 aux États-Unis et sa vente arrêtée dès 1990 en France. La prochaine audience mobilisant les quelques dizaines d'équipes d'avocats est prévue pour le mois d'avril à Paris.

√ Retrouvez un article plus complet dans notre édition du lundi 10 février.

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