Naufrage du Barima : la France envoie des moyens militaires au Guyana
Un Casa des Forces armées en Guyane (FAG) s'est posé lundi pour apporter du renfort au Guyana
Le naufrage du Barima est survenu dans la nuit de samedi à dimanche, dans une zone maritime très isolée.
Selon le dernier bilan, 69 personnes sont rescapées, 27 sont décédées et 83 personnes seraient encore portées disparues. Les opérations sont rendues difficiles, d'une part par la zone maritime étendue des recherches, et ensuite par le constat d'une liste d'embarquement non conforme à la réalité. Les autorités guyaniennes ne sont pas certaines du nombre exact de passagers qui étaient à bord.
Un renfort mobilisé rapidement
Dès le matin, les Forces Armées du Guyana ont communiqué sur la catastrophe maritime avec leur partenaire de Guyane Française. Dans le cadre des accords de coopération militaires qui unissent les deux pays, l'organisation des renforts a été très rapide. Le Ministère de la Défense ainsi que celui des Affaires étrangères ont répondu en pleine nuit parisienne et organisé une cellule de crise.
L'ordre est venu de Paris. C'est à la Guyane est aux Forces Armées qui y sont stationnées qu'était confié la mission de renfort au Guyana. Lundi matin un Casa, avec son équipage et une équipe spécialisée dans les opérations de recherches en mer était prête, en attendant le feu vert final des autorités Guyaniennes.
Le CASA s'est posé lundi après-midi
Une équipe de 15 personnes des Forces armées françaises stationnées en Guyane est arrivée dans l'Essequibo pour prêter main-forte aux opérations de recherche, de sauvetage et de récupération des victimes en cours. Sous le commandement du lieutenant de vaisseau Alexis Touboul, l'équipe comprend douze plongeurs spécialisés, deux secouristes et un mécanicien. Le président du Guyana, Irfan Ali, le chef d'Etat Major Omar Kahn, ainsi que Gerry Gouveia, le Conseiller national à la Sécurité, ont accueilli la mission française à l'aéroport.
Le ferry Barima retrouvé Chaviré
La zone du drame est très étendue, soumise à de forts courants et l'épave dérive. Au moment du naufrage, un appel de détresse a été capté par la tour de contrôle d'un aéroport mais la triangulation est compliquée. Des fusées de détresse ont été aperçues dans la nuit, mais là encore, l'indication est peu précise. C'est dans l'après-midi du 20 juillet que l'épave a été enfin localisée, couchée sur le flanc. La tâche des équipes de secours, auxquelles vont se joindre les spécialistes français, sera difficile.
Nous aurons de nouveaux éléments à communiquer, au fil du déroulement de l'opération de sauvetage.

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