Un enfant de 12 ans, braqué et ligoté chez lui
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SAINT-LAURENT

Un enfant de 12 ans, braqué et ligoté chez lui

Sébastien ROSELÉ
Le quartier du Lac bleu. C'est là que l'agression a été commise, lundi matin (Éric Léon)
Le quartier du Lac bleu. C'est là que l'agression a été commise, lundi matin (Éric Léon)

Trois hommes armés d'un fusil ont dévalisé une maison entière, lundi matin. L'adolescent a été insulté et menacé de mort.

C'est une maison dans le quartier du Lac bleu. La famille, originaire de l'Hexagone, vit là depuis plus d'une quinzaine d'années. Elle est y est heureuse. Lundi matin, les parents, enseignants, sont déjà au travail. Les deux frères de Victor (1), âgés de 9 et 15 ans, sont déjà à l'école. Victor, lui, est sur le point de se rendre au collège. « Il vient tout juste d'avoir 12 ans » , explique son père. Le chien aboie. Victor croit voir passer deux ou trois ombres à travers la fenêtre. L'adolescent va à la porte.
« Il a vu face à lui trois types, continue de raconter son père. Ils avaient entre 17 et 20 ans selon lui. » Deux étaient encagoulés. Le troisième avait le visage découvert. Ils braquent un fusil à pompe sur l'enfant, puis lui collent l'arme sur la tempe. « Mon fils a commencé à pleurer. Ils lui ont dit : « Si tu continues à pleurer, on t'explose la tête. » » L'enfant obéit. « Maintenant tu vas venir avec nous dans toutes les pièces et tu vas nous donner tout ce que tes parents ont. » Les malfrats attachent les mains de Victor et lui collent un morceau de tissu dans la bouche. « Ils ont procédé à une fouille méthodique de toute la maison » , constate le père. Dans le salon, ils ont forcé l'adolescent à s'allonger au sol, face contre terre et lui ont collé une batte de base-ball sur la tête en le menaçant de le frapper s'il ne donnait pas les codes des ordinateurs trouvés dans la maison. « On va t'éclater la tête » , hurlent, sadiques, les trois hommes. Ils l'injurient, ils le menacent de mort.
Victor donne des mots de passe. « On sait dans quel collège tu es, on va te retrouver si tu nous as menti » , continuent les braqueurs. Ils poursuivent leur fouille du garage en laissant Victor seul. Il en profite pour aller se cacher au premier étage et appelle de toute urgence sa mère. Au ton de la voix de son fils, elle comprend que c'est urgent et arrive à toute vitesse.
Dans l'intervalle, les voleurs, ne voyant plus leur otage, ont quitté les lieux, probablement de peur d'être arrêtés. Les parents n'ont pu que constater l'ampleur du vol : deux ordinateurs, un disque dur, un appareil photo, des bijoux, des vêtements, des jeux vidéo... bref, tout ce qui a de la valeur et se transporte facilement. La mère de Victor veut que cette histoire se sache. « On ne veut pas que ça se reproduise. On voudrait que les gendarmes aient aussi plus de moyens. »
(1) Le prénom a été modifié.

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