LiveGuyana : 66 disparus dans le naufrage d’un ferry
67 personnes ont réchappé à la catastrophe, mais l’autre moitié est toujours portée disparue
Un bateau qui transportait 133 personnes a chaviré au large des côtes du Guyana dans la nuit du 18 au 19 juillet.
67 personnes, dont 15 enfants ont été sauvés dimanche grâce aux opérations en cours a annoncé sur Facebook le ministre des Travaux publics Juan Edghill.
L'autre moitié, 66 personnes, sont portées disparues selon les dernières informations disponibles.
Le premier ministre Mark Phillips a assuré dans une conférence de presse à 14 h 30 que la zone de recherches et les moyens déployés ont été agrandis. Des engins nautiques et aériens participent aux opérations.
On apprend dans cette même conférence que le capitaine du bateau a été sauvé et est retourné sur place pour participer aux recherches.
"Le bateau n'était pas en surcharge de fret ou de passagers. Il n'y a pas eu de problème mécanique ni de problème de moteur. Le bateau s'est renversé en raison de la marée", a indiqué le gouvernement démentant par la même occasion de "fausses informations."
Le MV Barima peut transporter jusqu'à 397 passagers, son quota maximal était donc loin d'être atteint si l'on en croit ces déclarations.
"Le MV Barima est parti de Georgetown avec 116 passagers plus l'équipage [17 personnes] à destination de Port Kaituna [dans l'ouest du Guyana]. Un appel de détresse a été reçu vers 23h01. Les opérations d'urgence ont été déclenchées en mobilisant des moyens publics et privés. Cette opération est actuellement en cours", avait annoncé plus tôt le ministre dans une vidéo publiée sur Facebook. "Une opération de recherche et de sauvetage est en cours, et nous prions pour la sécurité de tous", a ajouté Juan Edghill, précisant que le navire était doté de 250 gilets de sauvetage et qu'un bateau avait été dépêché sur les lieux pour prodiguer des soins.
Selon le site Vesselfinder, le Barima a été construit en 1939 et est donc en service depuis 87 ans.
L'Essequibo, territoire de 160 000 kilomètres carrés riche en pétrole, est administré par le Guyana depuis plus d'un siècle mais se trouve au cœur d'un différend avec le Venezuela, les deux pays s'opposant sur le tracé de leur frontière commune.

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