Visas : les Surinamais paient plus cher pour entrer en Guyane
Après l’augmentation du prix du visa pour aller au Suriname, il est intéressant de connaître les conditions pour aller dans le sens inverse, vers la Guyane
Dans le dernier article de France-Guyane sur le sujet (FG du 11/08/26), nous évoquions une hausse discrète du prix du visa, passé de 25 à 50 euros, pour aller au Suriname. Nos lecteurs attentifs nous invitaient à faire la comparaison dans le cas réciproque.
Interrogé ce matin, le consulat de France à Paramaribo nous a répondu ceci : « Pour un visa de tourisme, quelle que soit la durée, le prix est de 60 euros. Il faut bien souligner que c’est un visa uniquement pour la Guyane. Pour aller en Europe, c’est un visa Schengen, à 90 euros. »
Ajoutons qu’à la différence du Suriname, la France demande une réservation d’hôtel ou l’adresse d’une personne qui héberge, ainsi qu’une assurance santé et des justificatifs de revenus. Il faudra, de plus, prendre un rendez-vous pour le recueil des données biométriques. Le consulat nous précise que le prix est fixé par le ministère des Affaires étrangères à Paris. L’autorité consulaire locale n’a aucune marge de manœuvre pour décider du montant du visa.
Le Suriname avait fait un effort en diminuant le prix des visas à 25 euros. Sans doute qu’une mesure de réciprocité de la part de la France aurait permis de pérenniser la situation en faveur d’un développement bilatéral du tourisme.
Interrogé à l’époque par France-Guyane, l’ambassadeur du moment, Nicolas de Lacoste, avait botté en touche, arguant que ce n’était pas de son ressort. Comme le dit l’adage : « Quand il y a une volonté, il y a un chemin. »
Certes, Paris décide, mais encore faut-il lui proposer des initiatives bilatérales audacieuses qui construisent l’avenir. L’ambassadeur Antoine Joly avait, un temps, permis la gratuité des visas aux Surinamais qui effectuaient des réservations d’hôtel en Guyane. On aurait pu imaginer de travailler dans ce sens, alors qu’un précédent existait.
Il reste qu’il est bien difficile de construire cette relation de développement, si nécessaire, entre la Guyane et le Suriname. Avec des liaisons aériennes et transfrontalières routières qui ne fonctionnent pas, le prix des visas vient ajouter un caillou de plus dans le soulier.

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