Suriname-Brésil : le trafic d'armes continue
Un homme arrivé par bateau du Suriname tentait d'introduire, au niveau d'Oiapoque, deux armes de type fusils d'assaut.
Deux carabines Izhmash Kalashnikov Tigre SDV ont été interceptées par la brigade fluviale (NEPOM) de la police fédérale brésilienne, hier.
Au cours du contrôle d'une pirogue en aluminium sur le fleuve Oyapock, un paquet suspect a été inspecté et s'est révélé contenir deux armes longues démontées pour en faire un colis plus discret.
Un expert en armement a identifié, pour nous, ce matin, ces armes. Ce sont donc des carabines Izhmash Kalashnikov Tigre SDV, calibre 7,62x54 R.
L'identité et la nationalité de l'auteur de cette action de contrebande n'ont pas été précisées. Après son arrestation en flagrant délit, l'homme a été emmené au commissariat de la police fédérale à Oiapoque. Il risque seize ans de prison.
Contrebande venue du Suriname
" Le problème, c'est le Suriname. " C'est avec ces mots que le chef de la police d'Oiapoque nous avait répondu lors de son interview publiée le 7 juin dernier dans France-Guyane.
Il expliquait que son principal problème était le trafic d'armes longues et de stupéfiants arrivant par voie nautique ou routière à Oiapoque en provenance du Suriname.
Il mettait en lumière une probable filière internationale. Il précisait que ces transports se faisaient souvent sous couvert de voyages de migrants, un délit peu criminalisé au Brésil.
Le 7 novembre, nous relations à nouveau dans nos colonnes la saisie maritime de 16 fusils de type AK. La nouvelle prise de cette semaine, bien que plus modeste, confirme les intentions du crime transnational et le rôle du Suriname comme tête de pont locale de ce trafic.

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