Saint-Laurent du Maroni : première patrouille commune entre gendarmerie et KPS
Les gendarmes de l'Ouest de la Guyane et la police de l'Est du Suriname ont navigué ensemble dans les rues d'Albina et Saint-Laurent ce lundi, pour se connaître et échanger des informations. Une première amenée à se renouveler.
« Il y a eu une première patrouille de chaque côté » du Maroni, « le début d'une longue série qui a vocation à perdurer ». De retour sur le sol guyanais après une patrouille avec son homologue surinamais, Stéphane Babel, commandant de la section saint-laurentaise de la gendarmerie, se veut optimiste sur la collaboration entre les polices des deux pays voisins.
Après ce premier essai le lundi 29 janvier, une patrouille mensuelle doit être mise en place de chaque côté de la berge - avec à chaque fois un véhicule conduit par deux policiers du Suriname et deux gendarmes. Puis, à moyen terme, « on va densifier, le but est d'arriver à une ou deux patrouilles hebdomadaires », affirme le chef d'escadron.
Ces nouvelles patrouilles, qui se dérouleront sur une bande de deux kilomètres de large de part et d'autre du Maroni sont censées « solidifier les relations entre les polices » et surtout « favoriser l'échange d'informations » entre les forces de l'ordre. Puisqu'ils ne peuvent pas intervenir en dehors de leurs pays respectifs - il n'y aura pas d'interpellation par la police du Suriname sur le territoire français par exemple - les gardiens de la paix entendent ainsi « être observateurs », et échanger des « renseignements opérationnels ».
Des informations glanées sans coût supplémentaire pour la France, assure par ailleurs Stéphane Babel, qui explique que chaque pays va assurer le financement de sa part des surveillances.
Cette nouvelle communication devrait permettre de faciliter l'identification et l'interpellation de suspects amenés à fuir d'un pays vers l'autre. « On veut augmenter la coopération avec la gendarmerie pour augmenter la sécurité. L'échange d'informations pour identifier les suspects est important », confirme John Krishnaveth, commandant en second de la police pour l'Est du Suriname. L'affaire de quelques mois, veut croire Stéphane Babel, le temps « d'apprendre à nous connaître entre policiers, de comprendre nos manières de travailler respectives ».

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters