Demandeurs d'asile devant la cathédrale : l'AMG réclame une solution
Ces déclarations font suite à une prise de parole de Sandra Trochimara il y a moins d'une semaine
L'Association des maires de Guyane s'invite dans le dossier de l'installation des demandeurs d'asile devant la cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne.
La répétition de cette situation "témoigne des difficultés persistantes auxquelles notre territoire est confronté en matière d'accueil, d'hébergement et d'accompagnement des personnes concernées", affirme le président de l'AMG, Michel-Ange Jérémie. "Au-delà de la situation humanitaire, qui doit être traitée dans le respect de la dignité des personnes, cette occupation prolongée d'un espace public génère des difficultés pour la municipalité, les riverains, ainsi que pour la communauté paroissiale."
Ces déclarations font suite à une prise de parole de Sandra Trochimara il y a moins d'une semaine. La maire de Cayenne interpellait alors le préfet et dénonçait l'état d'une "cathédrale assiégée."
L'AMG veut une restitution des espaces publics
Nous avons pu constater ce lundi, soit trois jours après le courrier de Sandra Trochimara, qu'une large partie du camp a été libérée. Mais depuis le début de la semaine, de nouvelles familles se sont réinstallées. Sollicitée sur la question depuis la semaine dernière, la préfecture n'a pas fait suite à nos questions sur le dossier. Les services de l'Etat n'ont pas été en mesure de nous expliquer où est partie la soixantaine de demandeurs d'asile qui étaient présents sur le camp la semaine dernière.
Pour l'Association des maires de Guyane (AMG), "il importe que les communautés religieuses ne soient pas placées en première ligne face à une situation qui appelle avant tout à une réponse coordonnée et rapide des services compétents." Les maires demandent encore l'examen "sans délai" de la situation des personnes présentes et une "restitution des espaces publics situés aux abords de la cathédrale à leurs conditions normales d'usage."
Ces cinq dernières années, plusieurs opérations d'évacuation de camps de migrants ont été opérées soit devant la cathédrale, soit à la rue Arago ou encore au niveau de la place des Amandiers. Déjà lasse de la situation en juillet 2022, Sandra Trochimara avait entamé une grève de la faim pour alerter sur la situation migratoire. Des solutions temporaires comme un relogement dans le gymnase du lycée Michotte ou à l'hôtel du Fleuve ont été prises par moments.

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