Maître Landry : « L'image de l'avocat nanti est aujourd'hui complètement erronée »
Développement de l'activité judiciaire à Saint-Laurent, augmentation de la délinquance, une cité judiciaire qui joue à l'arlésienne... Les 81 avocats du barreau de Guyane sont soumis à une forte charge de travail. Madame le bâtonnier, maître Landry revient sur l'année écoulée et esquisse des solutions pour 2023.
L'année a été encore une fois difficile pour les avocats avec une fin d'année ralentie par le manque d'effectifs dans les tribunaux. Comment gérez-vous cette période en tant que bâtonnier ?
Notre barreau compte 81 avocats avec des permanences lourdes à gérer. Le nombre d'avocats stagne alors que la délinquance augmente et engendre une pression immédiate sur le barreau. Nous sommes, il faut le dire fatigués. Fatigués du rythme, fatigués d'alterner entre les permanences et le cabinet. On a tendance à l'oublier mais les avocats ont un cabinet à faire tourner.
Oui c'est vrai. Il y a des situations difficiles. L'image de
l'avocat nanti est aujourd'hui complètement erronée. Il doit se
mettre dans la peau d'un véritable chef d'entreprise et rester
vigilant pour éviter la dérive. C'est une partie de mon
travail : de veiller à ce que tout reste à flot ;
apporter de l'aide et d'éviter ces situations évoquées qui sont
horribles et me touchent.

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