Selon la procureure Clarisse Taron, "la circulation des armes et de la drogue sont des fléaux pour la région"
La procureure de la République de Fort-de-France, Clarisse Taron, en charge par ailleurs de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée), qui s'occupe principalement des affaires criminelles commises en bande organisée, ne s'exprime que très peu dans les médias, mais a accepté d'accorder aux lecteurs de France-Antilles un long entretien. Elle revient sur l'ensemble des prérogatives de cette juridiction spécialisée, ayant pouvoir d'action sur l'ensemble des Antilles-Guyane. Rappelons qu'actuellement, pêle-mêle, des investigations se poursuivent dans l'affaire dite « Des Grands Frères », du meurtre du gendarme Arnaud Blanc en Guyane, ou encore de l'affaire concernant l'ancien bâtonnier Charles Nicolas.
Est-ce que l'on peut dire que la JIRS est l'une des juridictions qui est la plus pointue en matière d'enquêtes et d'investigations ?
« C'est ce que l'on espère ! En fait, il y a huit juridictions régionales interrégionales spécialisées en matière de criminalité organisée en France, et ces huit juridictions sont compétentes sur des ressorts qui dépassent leur ressort initial. En l'occurrence, ici, cela nous donne une compétence sur les affaires en matière de criminalité organisée aux Antilles-Guyane et à Saint-Martin. Notre juridiction est en effet dotée de moyens supplémentaires. Je ne vais pas pour autant avoir la prétention de vous dire que nos...

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters