LiveEN DIRECT. 30 mois dont 15 assortis du sursis probatoire pendant 2 ans requis contre le "R"
Le procès de Rodrigue Petitot se poursuit ce mercredi (22 janvier), au tribunal judiciaire de Fort-de-France. Cinq témoins ont été auditionnés. À 18 h 30, la procureure de la République requiert une peine de 30 mois de prison dont 15 mois assortis du sursis probatoire pendant deux ans. Pour la partie ferme, elle requiert le maintien en détention.
Le deuxième jour du procès de Rodrigue Petitot a démarré au tribunal judicaire de Fort-de-France. Pour rappel, le "R", leader du mouvement de la vie chère, est jugé pour menaces et intimidations envers des agents publics, violation de domicile, rébellion, et incitation à la rébellion. Des faits survenus le 11 novembre dernier; lorsqu'il s'était introduit dans la résidence du préfet.
En fin de journée, hier, après le visionnage de plusieurs extraits de vidéos, la procureure de la République a finalement interrogé Rodrigue Petitot afin d’obtenir des précisions sur les modalités de son intrusion au sein de la résidence préfectorale. Le prévenu a maintenu ne pas avoir fait usage de violence pour y pénétrer. C’est dans une ambiance électrique que l’audience a été suspendue.
L'audience a repris ce mercredi matin. De nombreuses personnes sont venues soutenir Rodrigue Petitot, devant le tribunal. Un cordon de CRS a été déployé aux abords du tribunal.
À 9 h 20 : Première suspension d'audience. La procureure de la République a mis au débat une éventuelle requalification des faits sur l'intrusion. Les avocats de Petitot ont donc demandé une suspension pour étudier ce nouvel élément.
À 9 h 45 : L'audience a repris. Elle se concentre désormais sur l'interpellation de Rodrigue Petitot. Les juges racontent l'arrestation, en évoquant des forces de l'ordre ciblées par des jets de projectiles. À la barre, Rodrigue Petitot peut répondre. Il conteste la rébellion pendant son interpellation. Il explique qu'il est resté calme. Puis, le tribunal a commencé à projeter les vidéos des réseaux sociaux du jour de son interpellation. Ses avocats le questionnent sur cette arrestation. Et sur sa version des faits.
Peu avant 10 h 30 : L'audience est à nouveau suspendue.
À 10 h 50 : L'audience a repris par l'audition d'un témoin. Pour rappel, ils sont cinq a être auditonnés ce mercredi. Mario Briand est le premier à s'être présenté à la barre. Ce dernier, Glwadys Roger et Florence Saint-Pierre sont également prévenus. L'affaire, abordée hier, a été renvoyée au 31 mars.
À 11 h 15 : Aude Goussard, secrétaire du RPPRAC, est à son tour entendue.
À 11 h 50 : Le troisième témoin est actuellement auditionné.
À 12 h 10 : Alexandre Ventadour, conseiller territorial au développement économique à la Collectivité territoriale de la Martinique (CTM), est auditionné. Notamment à propos du sujet de la vie chère.
MI-JOURNÉE. L'audience a une nouvelle fois été suspendue. Elle doit redémarrer à 14 h 30.
À 14 H 40 : L'audience a repris.
À 15 h : Rodrigue Petitot est entendu sur les faits de l'intrusion au sein de la résidence préfectorale. Une vidéo a été diffusée. Puis, le tribunal a évoqué le passé judiciaire du "R". Ce dernier a eu l'occasion de s'en expliquer à la barre.
En marge du procès, le groupe posté devant le tribunal, qui demande la libération de Rodrigue Petitot, qu'il considère comme un "prisonnier politique", ne cesse de grossir. Les manifestants patientent, en musique.
À 16 h : Une suspension de séance a été demandée et acceptée. Les plaidoiries doivent démarrer après cette dernière. Pour rappel , cinq avocats représentent la partie civile. Trois, Mes Bellemare, Germany et Arneton, défendent Rodrigue Petitot.
À 16 h 15 : La parole est aux avocats de la partie civile, qui défendent le préfet et les forces de l'ordre. Me Auteville commence : "Le visionnage des vidéos permet de caractériser l'ensemble des faits qui sont reprochés au prévenu".
Peu avant 17 h : En fin d'après-midi et après les plaidoieries des cinq avocats de la partie civile, qui défendent le préfet et les forces de l'ordre, les réquisitions de la représentante du ministère public ont eu lieu. "Nous ne poursuivons pas le rpprac mais Rodrigue Petitot", a-t-elle notamment indiqué. Elle a également rendu hommage aux policiers martiniquais.
À 18 h, la représentante du ministère public n'a toujours pas terminé ses requisitions à l'encontre de Rodrigue Petitot. C'est ensuite que les avocats de la défense pourront plaider.
Peu avant 18 h 30 : La procureure de la République requiert une peine de 30 mois de prison dont 15 mois assortis du sursis probatoire pendant deux ans. Pour la partie ferme, elle requiert le maintien en détention.
À 21 h : Les avocats de Rodrigue Petitot sont en train de plaider. Mes Bellemare et Arneton ont terminé. Place désormais à Me Germany.
Des CRS ont été déployés aux abords du tribunal, notamment rue Victor Sévère.

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