Pour la première fois un navire clandestin surinamais a été détruit en Guyane
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PÊCHE ILLÉGALE

Pour la première fois un navire clandestin surinamais a été détruit en Guyane

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Le bateau surinamais intercepté le 15 mai
Le bateau surinamais intercepté le 15 mai • SERVICES DE L'ÉTAT

Habituellement, ce sont les bateaux de pêche brésiliens, à l'est du département, qui sont déroutés puis détruits. Cela faisait de nombreuses années que les services de l'État en Guyane ne s'en étaient pas pris à un bateau surinamais ou guyanien. 

Habituellement, de telles actions sont menées plutôt à l'est du territoire, sur des tapouilles brésiliennes. Cette fois-ci, c'est un navire surinamais qui a été visé par les services de l'État en Guyane.

L'opération remonte au 15 mai. Compte tenu des infractions constatées, ce navire surpris en action de pêche illégale a été dérouté vers le port du Larivot. À l'issue de la procédure et sur instruction du juge des libertés et de la détention (JLD) le navire a été détruit et le capitaine condamné à 6 mois de prison avec sursis. Ce contrôle a permis la saisie de plus d'une tonne de poissons et d'un filet de 5 km. Pour rappel, la limite de longueur de filet pour les bateaux guyanais est fixée à 2,5 km.

Un site de déroutement dans l'ouest un jour

Selon la préfecture, "ce premier déroutement opéré dans l'Ouest-guyanais depuis de nombreuses années traduit l'engagement à renforcer l'action répressive contre les navires de pêche illégaux surinamais et guyaniens." À savoir, les déroutements depuis l'Ouest sont plus longs en raison de l'éloignement et du sens du courant.

Pour remédier à cette situation, le président de la République avait ainsi demandé la création d'un site de déroutement dans l'Ouest lors de sa dernière visite en Guyane. Dans l'attente, les déroutements continueront d'être menés jusqu'au port du Larivot.

 

Tendance des bateaux brésiliens à s'opposer aux contrôles

À ce sujet, la préfecture évoque une tendance plus régulière des navires brésiliens "à s'opposer aux contrôles (contrairement aux pêcheurs illégaux dans l'Ouest) et à leurs capacités de pêche supérieures, et donc potentiellement plus préjudiciables à la ressource halieutique."

Si l'action de l'État de mer est essentielle, les moyens mis en œuvres peinent à rivaliser avec le nombre de tapouilles illégales au large de nos côtes. Rappelons un exemple, parmi d'autres : lors d'un survol du littoral en 2022, le WWF avait recensé 29 navires clandestins en seulement 2 h 30. Pas d'anomalies, l'année précédente, un survol similaire avait recensé 25 bateaux illégaux dans des conditions quasi identiques. 

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