Enseignants et étudiants de lettres et sciences humaines craignent que la fin de dispenses ne soit pas pour cette année (ASM)
À quelques jours des premiers partiels, les étudiants du département Lettres et sciences humaines déplorent toujours un manque d'enseignants.
À moins de deux semaines des partiels, qui débutent le 27 janvier, les étudiants du département Lettres et sciences humaines se demandent s'ils pourront passer l'intégralité de leurs examens. Deux mois après la fin de la grève, certains cours n'ont toujours pas été rattrapés et la question des dispenses ne semble pas totalement réglée malgré les engagements du protocole du 11 novembre. Certains diplômes pourraient donc être dispensés d'une ou plusieurs matières.
« On constate que beaucoup de cours démarrent en janvier et certains n'ont pas démarré du tout » , déplore Marianne Palisse, maître de conférence et membre de l'intersyndicale à l'origine de la grève d'octobre. « Nous nous sommes pourtant engagés à ce que les étudiants ne soient pas pénalisés sur leur année. » Selon les étudiants concernés, l'enseignement des langues étrangères serait le plus touché. Certains enseignants ont été nommés tardivement, d'autres ne le sont toujours pas.
DES EMPLOIS DU TEMPS INCOHÉRENTS
« C'est de la mauvaise volonté de la part de la chef de département » , déplore Monique Blérald, responsable de la mention Lettres. Elle vise directement sa supérieure hiérarchique, Marie-Angèle Metge, chef du département Lettres et sciences humaines, qu'elle accuse de décourager les candidats à la vacation par des démarches administratives sans fin. « On se demande s'il n'y a pas de volonté de sabotage, en prenant les étudiants en otage. » Plusieurs membres de l'intersyndicale soupçonnent en fait la chef de département, non gréviste, d'accomplir une « vengeance personnelle » . D'autres l'accusent « d'incompétence » , son département étant le seul dans ce cas. Plusieurs étudiants lui reprochent aussi des incohérences dans les emplois du temps. « Des cours magistraux et des TD peuvent avoir lieu à la même heure » , témoigne Mylan Bonnaire, en première année de licence ETF. Face au risque de plus en plus important de dispense dans certaines matières, la jeune femme craint d'obtenir « un diplôme cocotier » tel qu'il était justement dénoncé par les grévistes. « Je suis amenée à partir pour poursuivre mes études et je me demande si on ne va pas me demander de repasser ma licence! » Étudiants comme personnels enseignants disent avoir contacté l'administratrice provisoire à plusieurs reprises, « toujours sans réponse » .
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