Dilhan Will : « Tout le monde me surveille, je ne peux pas faire ce que je veux »
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CYCLISME

Dilhan Will : " Tout le monde me surveille, je ne peux pas faire ce que je veux "

Claude INNOCENT
Agacé par certaines stratégies de course, Dilhan Will a livré son ressenti au micro de France-Guyane à l'issue du Grand Prix de la CACL.
Agacé par certaines stratégies de course, Dilhan Will a livré son ressenti au micro de France-Guyane à l'issue du Grand Prix de la CACL. • CI

Le coureur de la Croix du Sud Matoury a profité du Grand Prix de la CACL pour exprimer son agacement face à certaines stratégies de course qu'il estime pénalisantes

Dilhan Will, coureur de la Croix du Sud Matoury, s'est exprimé auprès de France-Guyane lors du Grand Prix de la CACL. Il y évoque une perte de plaisir dans certaines compétitions, qu'il attribue au comportement de certains coureurs et aux stratégies mises en place en course.

" Je suis venu pour faire plaisir aux organisateurs avant tout. J'ai des objectifs cette saison et j'essaie de maintenir la forme ", confie-t-il.

La compétition a débuté par un contre-la-montre par équipes. Sur les 18 km du parcours, Dilhan Will a évolué au sein d'une formation composée des U19 Mathieu Dantin et Nolan Cayau, ainsi que d'Adrien Boyet, Hippolyte Koese et Jocelyn Achille.

La Croix du Sud Matoury termine à une seconde du Vélo Club de Sinnamary, vainqueur de l'épreuve avec John Briton, Axel Mondor, Vivian Van Els, Luis Alfredo Medina et Máximo Montilla Féliz.

" Tout le monde attend sur moi "

Lors de la deuxième étape entre Macouria et Montabo, Dilhan Will laisse partir un groupe de 22 coureurs après 56 km de course au niveau du pont de La Comté. Parmi eux figurent le maillot jaune Vivaldi Verdieu et John Briton.

Dans le groupe de poursuite, les relais se font rares. Selon plusieurs observateurs, certains coureurs refusent de collaborer pour revenir sur les hommes de tête.

La course, retransmise en direct sur la page Facebook de France-Guyane, suscite de nombreuses réactions. Une internaute s'interroge : " Mais pourquoi ils courent derrière Dilhan ? Pourquoi les autres coureurs ne prennent-ils pas de relais avec lui ? "

Jocelyn Achille, son coéquipier, témoigne : " Nous avons tout tenté pour le faire revenir sur les échappés. Personnellement, j'étais au bout du rouleau. "

Malgré un débours qui atteint huit minutes, Dilhan Will limite les dégâts. À l'arrivée, jugée sur la colline du Montabo, il ne concède que 2 min 32 s au vainqueur de l'étape, John Briton.

" Pour moi, ce n'est pas normal. Il y a un groupe important devant avec le maillot jaune et personne ne veut rouler. Tout le monde attend sur moi, tout le monde me surveille, je ne peux pas faire ce que je veux. Aux Antilles ou dans l'Hexagone, cela ne se passe pas comme ça ", déclare-t-il.

Un abandon malgré une victoire

Le lendemain matin, lors du contre-la-montre individuel de 8,6 km, Dilhan Will signe le meilleur temps en 10 min 56 s. Il est le seul coureur à passer sous la barre des 11 minutes.

Quelques heures plus tard, il choisit pourtant de ne pas prendre le départ du deuxième tronçon de la troisième et dernière étape du Grand Prix de la CACL. À ce moment-là, il occupe la 5e place du classement général à 2 min 15 s du leader John Briton.

À notre micro, il explique ne plus avoir envie de courir dans de telles conditions. Il préfère se préserver pour les objectifs qu'il s'est fixés pour la suite de la saison.

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