Un premier cas de chikungunya a été diagnostiqué en Guyane (DR)
L'Agence régionale de Santé a annoncé hier qu'un cas avéré de chikungunya a été détecté en Guyane. Il s'agit d'un cas dit « importé » , puisque le porteur du virus arrive de Martinique.
Lorsque les premiers cas avérés de chikungunya ont été diagnostiqués à Saint-Martin, les prédictions les plus pessimistes annonçaient l'arrivée du virus en Guyane dans un délai de six mois. Il n'aura fallu que quelques semaines. En effet, les examens effectués sur une femme en provenance de Martinique - qui compte déjà deux cas avérés de « chik » - se sont révélés positifs.
Si le premier cas « importé » ne concerne pas une personne habitant le département, il a immédiatement entraîné une mise en alerte de l'intégralité des instances médicales. « La première alerte date d'il y a huit jours » , affirme le directeur de l'Agence régionale de Santé (ARS), Christian Meurin, qui présidait hier un comité de gestion restreint à l'hôpital de Cayenne. Une réunion d'urgence au cours de laquelle « les préparatifs à une éventuelle épidémie de chikungunya » ont fait l'objet d'une longue discussion.
« Une surveillance renforcée a été mise en place, souligne Christian Meurin. L'objectif est que les cas soient signalés de la manière la plus précoce possible. » Un dispositif qui a permis, la semaine dernière, de détecter trois patients suspects. Ce, grâce à un test spécifique. « L'entourage et le quartier de ces personnes ont ainsi pu être traités » , insiste le directeur de l'ARS.
Parallèlement, les voyageurs et l'équipage des navires qui circulent entre les Antilles et la Guyane vont désormais être systématiquement alertés et informés de la situation et du danger potentiel. « Notre priorité est de repérer et de circonscrire les cas, ajoute Christian Meurin. Si un moustique pique une personne porteuse du virus, il ne faut que deux jours pour que le moustique soit infecté. » Pour ensuite transmettre le « chik » à la personne qu'il piquera. « Une épidémie peut arriver vite » , précise le directeur de l'ARS.
Depuis le 25 novembre, Saint-Martin comptabilise 38 cas avérés de chikungunya pour 115 à 14 5 cas suspects. Pour l'heure, aucun cas n'a été confirmé en Guadeloupe et à Saint-Barthélémy. Selon l'ARS, les régions frontalières à la Guyane (État de l'Amapa, Suriname) ne sont pas touchées par le virus.
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