Yardland 2026 : le festival qui a fait vibrer Paris aux sons de la Caraïbe
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Yardland 2026 : le festival qui a fait vibrer Paris aux sons de la Caraïbe

Par Christophe VERGER c.verger@agmedias.fr

MiiMii KDS, la Guadeloupéenne, est un véritable raz-de-marée dans le monde du bouyon avec 1,3 million d’auditeurs mensuels sur Spotify. © Par Instagram Yardland

L’artiste de bouyon 1T1 a mis le feu à la scène de Yardland et a fièrement représenté la Guadeloupe. © Par Instagram Yardland

Aknose, l’artiste Guadeloupéen est arrivé sur scène avec une énergie communicative. © Par Instagram Yardland

Fanny J, la Guyanaise, légende du zouk, a interprété Ancrée à ton port, devant un public en folie pour ce morceau devenu un classique. © Par Instagram Yardland

Spice, la légende du dancehall jamaïcain, a, comme à son habitude, réalisé un show venant d’un autre monde. © Par Instagram Yardland

L’hippodrome de Vincennes a accueilli ce week-end la troisième édition du Yardland festival. 25 000 festivaliers se sont rassemblés pour célébrer les musiques antillo-guyanaises, portées par une scène où se sont succédé Fanny J, Miimii KDS, N’Ken et bien d’autres.

En trois ans, Yardland s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de cultures rap et populaires caribéennes. Lancé en 2024, après une première édition annulée, le festival a su créer un espace unique dans le paysage francilien. Un espace où les musiques antillo-guyanaises, longtemps cantonnées à des circuits alternatifs, trouvent enfin une scène à la hauteur de leur ambition. Dès l’ouverture, la scène principale a été le théâtre d’un soundclash Afrique-Antilles qui a mis le feu aux poudres. DJ Lass et Natoxie, accompagnés de leurs danseurs, se sont livrés une bataille musicale acharnée, remportée par l’Afrique sur le fil. Un moment de pure communion, où la foule a oublié les frontières pour ne retenir que la musique.

Mais c’est le Zouk All Star qui restera dans les mémoires. Fanny J, Perle Lama, Kim, Lynnsha et Lylah ont revisité les plus grands tubes du zouk. Sur scène, les artistes ont repris Emmène-moi avec toi, Ma rivale, On a changé, avant de scander Ancrée à ton port, l’hymne contemporain du zouk love. Un classique sorti il y a dix-huit ans.

Un public venu de toute l’Île-de-France

Autour de l’hippodrome, les drapeaux de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, d’Haïti, de la Jamaïque flottaient au vent. Plus qu’un festival, Yardland était une fresque vivante de la Caraïbe et de la Guyane. Les festivaliers, en majorité issus des zones périphériques parisiennes, ont répondu présent pour défendre cette musique qui, trop longtemps, a été mise de côté.

Le samedi, entièrement consacré aux musiques caribéennes, a attiré 25 000 festivaliers, un record pour le festival. Le bouyon, le shatta, le dancehall, le konpa… Toutes les déclinaisons de la musique caribéenne étaient représentées. La Jamaïcaine Spice a clôturé la soirée dans un show survolté, tandis que Shannon et Jahlys ont ramené le shatta sur la petite scène.

Des artistes entre transmission et renouveau

Le Yardland festival a aussi été l’occasion de souligner le lien entre les générations. Les pionniers du zouk ont ouvert la voie et les jeunes artistes, portés par les réseaux sociaux, ont su s’approprier cet héritage pour le réinventer. « Beaucoup d’artistes doués ne sont pas reconnus parce qu’ils chantent en créole », regrette Miimii KDS. C’est pourquoi elle a choisi de mélanger l’anglais au créole, afin de toucher un public plus large. Une stratégie payante, qui permet à ces musiques de traverser les frontières.

Le Yardland festival 2026 a montré que les musiques antillo-guyanaises ont de beaux jours devant elles. Elles ont conquis Paris et l’espoir de reconquérir le monde est plus fort que jamais.

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