Coupe du Monde : Mbappé et les Bleus visés par des insultes racistes après la qualification contre le Paraguay
La qualification de l’équipe de France pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 (1-0) face au Paraguay a été ternie par des propos racistes. Après les déclarations de l’ancien gardien José Luis Chilavert, qui avait qualifié les Bleus de « sélection africaine », une sénatrice paraguayenne a visé Kylian Mbappé avec des insultes racistes.
L’équipe de France s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 en battant le Paraguay 1-0, grâce à un penalty transformé par Kylian Mbappé. Un succès étriqué, face à une équipe sud-américaine qui a proposé une prestation ultra-défensive, parfois qualifiée d' « anti-football » par les observateurs. Mais c’est en dehors du terrain que la polémique a pris une ampleur particulière. Alors que les Paraguayens avaient déjoué tous les pronostics en éliminant l’Allemagne au tour précédent, ils ont cette fois-ci opposé un bloc très bas, multipliant les fautes et les interruptions. Une stratégie qui a payé jusqu’à la 78e minute, avant que l’arbitre n’accorde un penalty aux Bleus après consultation de la VAR. Le média paraguayen Última Hora a reproché à Mbappé une attitude « arrogante et prétentieuse » durant le match.
Avant même le coup d’envoi, l’ancien gardien paraguayen José Luis Chilavert avait lancé la polémique. Répondant à Christophe Dugarry, qui jugeait les Bleus largement favoris, il avait écrit sur X : « Christophe, tu as raison, à la Coupe du monde 1998, nous avons affronté les Français et maintenant, le Paraguay affrontera une sélection africaine ». Une déclaration ouvertement raciste, qui a suscité l’indignation dans le monde du football. Ce n’est pas la première fois que Chilavert, connu pour ses prises de parole clivantes, tient des propos racistes. En février dernier, il avait déjà visé Kylian Mbappé et Vinicius Jr.
Une sénatrice paraguayenne s’en prend à Mbappé
Mais la polémique a franchi un nouveau cap après le match. Celeste Amarilla, une sénatrice paraguayenne a publié une série de messages racistes sur X, visant directement Kylian Mbappé. Elle lui reproche de ne pas avoir serré la main du gardien paraguayen Orlando Gil au coup de sifflet final. « Cette brute n’a même pas appris à écrire. Au lieu du lait maternel, il tétait des noix de coco et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés », a-t-elle écrit. Elle a également qualifié Mbappé de « Camerounais colonisé, qui fait semblant d’être français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid ». Dans un autre message, elle a regretté que les joueurs paraguayens n’aient pas frappé le capitaine français à la fin du match. Des déclarations écœurantes, qui ternissent un peu plus l’image du Paraguay après cette rencontre déjà entachée par un niveau de jeu cataclysmique de la part des joueurs Paraguayen.
Mbappé, une nouvelle fois ciblé
Kylian Mbappé a été au centre des critiques des médias paraguayens depuis samedi soir, qui lui reprochent une attitude qu’ils jugent arrogante. Le capitaine des Bleus a pourtant été décisif en transformant le penalty de la victoire. La qualification des Bleus pour les quarts de finale est désormais acquise. Mais cette rencontre laissera un goût amer, marquée par des propos racistes qui rappellent que le football, malgré ses talents, reste parfois le théâtre de la bêtise humaine.
Un match marqué par l’anti-jeu et les fautes à répétition
Sur le terrain, la rencontre a été à l’image des tensions extra-sportives : hachée, rugueuse, parfois même détestable aux yeux de nombreux observateurs. Dès les premières minutes, le Paraguay a affiché ses intentions : fermer tous les espaces, casser le rythme et transformer le match en un combat plus qu’en une partie de football. Les Sud-Américains ont multiplié les fautes, les interruptions et les pertes de temps, au point de rendre le jeu des Bleus particulièrement difficile à construire. Les chiffres sont éloquents : 76 % de possession pour la France, 568 passes contre 183 pour le Paraguay, 15 tirs à 5. Mais au-delà des statistiques, c’est l’attitude des joueurs paraguayens qui a suscité l’indignation. Tacles par derrière, simulations, contestations permanentes, volonté affichée de provoquer les Bleus pour les faire sortir de leurs gonds… Le Paraguay a joué avec tous les ressorts possibles, comme l’a résumé Didier Deschamps : « Ce n’est peut-être pas le football qui va faire venir les gens au stade, mais il y a de l’agressivité ».
Pourtant, la stratégie n’était pas irrationnelle. Quelques jours plus tôt, les Paraguayens avaient éliminé l’Allemagne grâce à une discipline tactique remarquable et une séance de tirs au but parfaitement maîtrisée. Ils espéraient logiquement reproduire le même scénario face aux Bleus, en les poussant à l’erreur ou jusqu’à une éventuelle prolongation. Mais cette fois, la résistance a fini par céder. À force de défendre sans véritablement attaquer, les Guaranis ont payé leur manque d’ambition.
Et si certains salueront le courage d’une sélection aux moyens limités (argument discutable avec la présence d’Enciso ou encore d’Almiron), d’autres retiendront un match fermé, marqué par de nombreuses fautes et un rythme constamment cassé. Une chose est certaine : le Paraguay quitte la compétition avec la réputation d’avoir livré une prestation aussi disciplinée que controversée.
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