Dans les coulisses d'un hit avec HYT
HYT nous montre les étapes de création d'un son qui devient un banger comme « Pretty Gyal » de Sansand
Derrière certains des plus gros hits de l'année se cache un homme de l'ombre : le beatmaker HYT. De passage en Guyane pour les vacances, le jeune homme de 26 ans ouvre les portes de son studio et partage avec France-Guyane sa passion ainsi que les secrets de fabrication d'un morceau.
C'est dans ce studio aménagé à Cayenne, plongé dans une lumière tamisée par des néons rouges, que HYT compose une partie de ses productions. Un espace devenu son laboratoire musical, où il a travaillé ses banger pour la scène guyanaise et antillaise : Sansand, Léackim, Jahyanai, Meryl ou encore Miimii KDS. « Mon but, dans le processus de création musicale, va être de composer une instru pour les artistes, pour qu'ils puissent ensuite poser leur voix », décrit-il.
Fabriquer un morceau, étape par étape
Pour nous montrer les différentes étapes de fabrication d'un morceau, HYT prend l'exemple de « Pretty Gyal » de Sansand. « On commence par la mélodie ». Une suite de notes de différentes hauteurs, jouées les unes après les autres et organisées selon un rythme précis.
Pour les oreilles les plus attentives, on distingue des voix féminines en arrière-plan, accompagnées de sonorités aiguës aux accents presque robotiques.
Une fois la mélodie posée, place aux drums, c'est-à-dire la batterie, qui vient donner le tempo au morceau. Puis arrivent les 808, autrement dit les basses, reconnaissables à ces fameux « gros boums » qui donnent au morceau sa puissance.
Mélodie, batterie, basse... Une fois tous ces éléments assemblés, la piste musicale est prête à accueillir la voix de l'artiste. Sur l'écran la simplicité apparente du résultat final laisse place à un véritable casse-tête visuel.
Les différentes pistes s'empilent, se croisent et s'ajustent dans un assemblage qui fait penser à une partie de Tetris !
Une dissertation musicale
Pour cette démonstration, HYT part d'une piste déjà réalisée par ses soins. Mais lorsqu'il compose réellement un morceau, le processus commence avec... le vide.
Face à son écran géant ouvert sur un logiciel de beatmaking. Pour lui, créer une musique revient à partir d'une page blanche « C'est comme pour une dissertation. Tu as d'abord une page blanche et, à force d'assembler des idées, tu arrives à faire quelque chose. »
Dans son studio, tout est pensé pour donner vie à ses idées. Table de mixage, enceintes, micro d'enregistrement, guitare, piano... Le matériel ne manque pas. Chaque instrument peut devenir le point de départ d'une nouvelle composition. Et c'est là que commence le travail du beatmaker : transformer une idée parfois minuscule en une production capable, quelques heures ou quelques jours plus tard, de devenir le banger des vacances.

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