FIFAC 2026 : cinq jours de documentaires, de rencontres et de découvertes à Saint-Laurent
Le coup d'envoi sera donné mardi 6 octobre à 18 heures avec le cocktail d'ouverture offert par la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni
Du mardi 6 au samedi 10 octobre, le Camp de la Transportation de Saint-Laurent-du-Maroni accueille la 8e édition du Festival international du film documentaire Amazonie-Caraïbes. Pendant cinq jours, le FIFAC propose une programmation qui mêle compétitions, avant-premières, rencontres avec les équipes de films, séances en plein air et rendez-vous professionnels.
Avec 35 films issus de 14 territoires, le festival fait cette année encore la part belle aux histoires de l'Amazonie, de la Caraïbe et des territoires ultramarins. Huit longs-métrages et huit courts-métrages sont en compétition officielle, tandis que la section " Écrans parallèles " propose d'autres regards sur le monde.
Mardi 6 octobre, le festival ouvre ses portes
Le coup d'envoi sera donné mardi 6 octobre à 18 heures avec le cocktail d'ouverture offert par la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni.
La soirée se poursuivra au Manguier avec Jeunes sans limite, de la Guyane à l'Opéra de Paris, de José Ramirez Romero et Jules Bonnel. Une séquence dansée par la compagnie Jeunes sans limites est prévue avant la projection de Vous n'aurez plus nos morts, la restitution des restes humains coloniaux, de Marie-Christine Gambart.
D'autres films de la programmation seront proposés dans les différents espaces du Camp de la Transportation.
Mercredi, les premiers films en compétition
Mercredi 7 octobre, le public pourra découvrir Kaugsankamalla : Mientras Vivamos, de Soraida Chindoy et Karoline Pelikan, ainsi que Tricoté serré crépu, de Joseph Hillel.
La journée se poursuivra avec Fesi Fu Srefi, de Claudiõ Draibas, puis Résurgence, de Feguenson Hermogène. En soirée, Relicto, de Guillermo Quintero, sera présenté avant plusieurs rendez-vous consacrés aux productions caribéennes, avec Mayotte Capécia, vivre et l'écrire, de Fabienne Kanor, An Diw Jwi' On a la banane sous les tropiques ! et Pascal Danaë, des racines à Delgres.
Jeudi, l'Amazonie et les récits intimes à l'honneur
Jeudi 8 octobre, la programmation s'ouvre avec la section " Regards autres mers " et Miquelon face à l'océan, de Luc de Saint-Sernin, suivi de Miss Jobson, d'Amanda Sans Pantling.
Le public pourra ensuite découvrir Double citoyen, de Rachelle Salnave, avant l'une des projections très attendues de la compétition : Mémoires d'Amonts - T+E'E BA'EKWÖT, de Hugo Rousselin. Tourné en Guyane, le film suit Lucien Civette, figure du peuple Teko, qui remonte la rivière Camopi avec de jeunes Tekos sur les traces d'anciens villages disparus.
La soirée se poursuivra avec Os Avós, d'Ana Lígia Pimentel, puis plusieurs autres propositions, dont Gardien des oiseaux, Bici, A História de Uma Bicicleta no Afuá et Uyariy.
Vendredi, une soirée consacrée
aux films guyanais
Vendredi 9 octobre, la programmation fera une nouvelle fois une large place aux productions réalisées en Guyane. À 14 heures, Guyane - Terre des hommes - Épisode 3, de Martin Prince, ouvrira la journée.
L'après-midi sera consacré aux courts-métrages avec deux programmes réunissant Beach Inna Bondage: The Fight for Jamaica's Coastline, Capim, L'eau qui dort et La Retaguardia.
Le soir, place à Guyane Rhapsodie avec Yann Cléry, de Margherita Caron, puis à Entre 2 rives, de Chloé Bebronne. La soirée se poursuivra avec Quand l'or devient poison, de Franck Chassagnon.
Au Lavoir, le public pourra découvrir Shatta, une génération, deux notes, consacré à l'histoire de ce genre musical né en Martinique, puis Recomposée, de Nadia Louis-Desmarchais. Le film revient sur le parcours d'une jeune cinéaste métisse adoptée au Québec qui cherche à renouer avec son histoire familiale haïtienne.
Samedi, place aux dernières
projections et au palmarès
Dernière journée du festival samedi 10 octobre. Dès 14 heures, El Río de los Espíritus, de Colectivo Tawna et Nase Lino Sumpinanch, sera projeté.
Deux programmes de courts-métrages sont prévus dans l'après-midi, avec Doubout oubien Mô, Si la vida me diera un deseo, Wainitai et Nan Ginen. Parasisi, de Zaïde Bil et Sébastien Segers, complétera la programmation de l'après-midi.
À 19 heures, le public connaîtra le palmarès de cette 8e édition lors de la cérémonie de remise des prix. Cinq récompenses doivent être attribuées, dont le Grand Prix FIFAC-France Télévisions, le prix du meilleur court-métrage, le prix du jury lycéen, le prix du public et le Prix Demain France Télévisions.
La soirée se terminera en musique avec Yann Solo. À 22h30, l'artiste prendra possession de la scène pour un concert mêlant ragga, hip-hop, soul et improvisation jazz, dans un univers construit autour des boucles, des machines et de la flûte. Une manière de refermer cinq jours de cinéma par une soirée musicale.
Des projections,
mais aussi des rencontres
Le FIFAC ne se limite pas aux salles de projection. Onze séances-rencontres sont programmées en présence de réalisateurs, producteurs ou protagonistes des films. Le festival accueille des rencontres professionnelles, des résidences d'écriture et des rendez-vous de coproduction destinés à faire émerger de nouveaux projets audiovisuels.
Les jeunes occupent eux aussi une place importante dans cette édition, avec un jury lycéen, des séances scolaires, des parcours de cinéma et des ateliers permettant de découvrir les différentes étapes de la fabrication et de la critique d'un film.
Toutes les projections sont gratuites. Pour les séances organisées à Kokolampoe, une réservation est toutefois obligatoire. Le FIFAC se déroulera du 6 au 10 octobre au Camp de la Transportation, à Saint-Laurent-du-Maroni.

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