France-Guyane, 50 ans : Nou la !
" Joyeux anniversaire France-Guyane ! " Vendredi 25 septembre, les déclarations d'affection se sont multipliées aux Archives territoriales de Guyane, à l'occasion de la soirée organisée pour célébrer les 50 ans de France-Guyane.
Dès l'entrée, le ton était donné. Sur les différents supports installés pour l'événement, plusieurs unes historiques du journal étaient exposées. Des souvenirs de plusieurs décennies de vie guyanaise, de la réussite de la jeune Maïa Métella, alors encore enfant, aux premiers jours des Lindor, en passant par l'annonce officielle de l'ouverture de l'imprimerie France-Guyane.
Devant ces pages devenues des archives, les souvenirs sont rapidement remontés à la surface. Les invités ont pris le temps de regarder, de commenter, de se raconter les unes aux autres avant de rejoindre la salle où une rétrospective retraçait l'évolution du journal.
1976, les premières
pages d'une longue histoire
Tout commence en 1976. Les premières lignes de France-Guyane voient alors le jour. Ceux qui participent à l'aventure ne le savent pas encore, mais ils sont en train d'écrire les premières pages d'une histoire qui s'inscrira durablement dans le paysage guyanais.
Cinquante ans plus tard, plusieurs anciens du journal ont fait le déplacement pour célébrer cet anniversaire. Parmi eux, Henri Griffith, figure incontournable de la photographie à France-Guyane.
Au cours de la soirée, le photographe s'est souvenu d'un épisode marquant de sa carrière, lors de l'éboulement de Cabassou, en 2000.
" Nous étions en l'an 2000 quand j'ai couvert l'éboulement de Cabassou. Les gendarmes ne voulaient pas que je prenne tout ça en photo. Alors j'ai caché ma pellicule et je l'ai remplacé par une vierge en donnant la bonne pellicule à un collègue. Le lendemain, ma photo faisait la une. "
À ses côtés, une ancienne stagiaire qu'il avait lui-même formée, devenue depuis consœur à son tour. Une image qui résume à elle seule une partie de l'histoire de France-Guyane : celle d'un journal où les générations se sont succédé et où les savoir-faire se sont transmis.
Des souvenirs qui
remontent à la surface
Au fil de la soirée, chacun y est allé de son anecdote. Des journalistes, photographes, anciens stagiaires et collaborateurs se sont retrouvés, parfois après plusieurs années, autour de souvenirs communs.
Certains se sont même retrouvés sur scène, comme Pierre Rossovich rédacteur en chef du journal et son ancienne stagiaire Nancy Lafine, rappelant au passage les liens professionnels et humains qui ont marqué plusieurs générations de collaborateurs.
Eugène Épailly avait lui aussi retrouvé dans ses archives personnelles des souvenirs de ses années à France-Guyane. Il a partagé quelques-uns de ses moments forts au sein du journal, rappelant notamment une époque où " une ligne était rémunérée à 80 centimes ".
Du papier au numérique
Car en 50 ans, France-Guyane a changé.
" Aujourd'hui, France-Guyane, ce n'est plus seulement du papier, mais aussi du numérique, avec le web et les réseaux sociaux, parce que c'est aussi un journal qui s'adresse à toutes les générations ", souligne Pierre Rossovich, rédacteur en chef du journal.
Une évolution qui n'efface pas les archives. Au contraire, les unes exposées vendredi soir rappelaient combien le journal a accompagné, au fil des décennies, les grands événements, les réussites, les personnalités et les transformations de la Guyane.
Cinquante ans après les premières lignes, les pages continuent de s'écrire. Sur papier, sur les écrans et désormais sur les réseaux sociaux, France-Guyane poursuit son histoire avec une ambition qui semblait faire consensus parmi les invités de cette soirée anniversaire : que cette histoire dure encore longtemps.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters