Multiplication des violences, décès de Badbay Mono : la CTG réagit
La CTG estime : "Aucune violence ne doit devenir banale. Aucun conflit, aucune colère, aucun différend ne peut justifier qu’une vie soit ôtée"
La Guyane a été frappée le 24 septembre par le décès du chanteur populaire Badbay Mono, abattu par plusieurs balles devant sa résidence familiale, à Cayenne. Cette agression violente précède le décès par arme à feu d'Anderson Marcellus, le 4 septembre, jeune Guyanais de 14 ans passionné de handball. À Kourou, une femme d’une cinquantaine d’années est décédée après avoir été blessée par arme à feu quelques heures avant les tirs mortels ayant touché Badbay Mono.
"La Collectivité territoriale de Guyane fait part de sa profonde émotion face aux drames qui, ces dernières semaines, ces derniers mois, ont endeuillé plusieurs familles et marqué durablement notre territoire. La succession de violences, notamment celles impliquant des armes à feu, suscite une légitime inquiétude au sein de la population", réagit la Collectivité territoriale de Guyane (CTG).
Le meurtre de Badbay Mono marque le 43e homicide de l'année en Guyane. Le total de 2025 est déjà égalé et le triste record de 59 homicides en 2023 paraît désormais atteignable.
La collectivité continue : "Face à cette succession de tragédies, la CTG appelle au calme, à la responsabilité et au respect absolu de la vie humaine. Aucune violence ne doit devenir banale. Aucun conflit, aucune colère, aucun différend ne peut justifier qu’une vie soit ôtée.
Derrière chaque victime, il y a une famille, des proches, des amis, frappés par le deuil. [...] La lutte contre les violences et l’insécurité est une responsabilité collective. Elle nécessite la mobilisation de l’ensemble des acteurs du territoire. La CTG réaffirme son attachement à une Guyane où chacun doit pouvoir vivre, se déplacer, travailler, créer, pratiquer son sport et construire son avenir dans un climat de sécurité et de sérénité."

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