La Guyane compte environ 300 sociétaires de la Sacem. Parmi les plus gros bénéficiaires : Yvan Rollus, Daniel Sinaï, Les Mécènes, ou Quéquette (HG)
La Sacem, société civile à but non lucratif, gère les intérêts des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique. En Guyane, environ 300 artistes y sont sociétaires.
La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique collecte et répartit les droits d'auteurs au bénéfice des artistes qui y adhèrent. L'idée est que chaque diffusion d'un morceau doit profiter à son auteur. Pour cela, la Sacem entend contrôler tout usage public de la musique en France, en dehors du cadre familial.
QUELS DROITS DOIT-ON VERSER POUR UNE MANIFESTATION MUSICALE ?
Lorsque des musiciens, des chanteurs se produisent en spectacle, c'est l'organisateur qui doit verser des droits à la Sacem. Ces droits viennent en plus du cachet payé aux interprètes. Pour les soirées, la Sacem prélève sur les recettes brutes. S'il s'agit de « musique vivante » (concerts), 8,8% des recettes de la soirée seront versées à la Sacem. C'est, par exemple, ce que reversent les tenanciers des dancings Nana et Polina chaque samedi de carnaval. Lorsqu'il s'agit de soirées animées par des DJ, ce sont alors 11% des recettes qui sont reversées. Les D] sont également censés fournir la playlist des titres joués durant la soirée, afin de redistribuer les fonds aux chanteurs concernés. Si aucune playlist n'est présentée, les fonds iront au « tout commun » national de la Sacem. Bien entendu, cela n'implique que les organisateurs qui déclarent leurs soirées. Pour le reste, des contrôles sont effectués. Pour défaut de déclaration, un organisateur peut voir les prélèvements de recettes obligatoires majorées de 20%. Mais « la Sacem n'est pas la gendarmerie de la musique, se défend Alexandre Picou, représentant l'organisme en Guyane. Nous, nous protégeons les artistes » .
Des « prélèvements sur recettes » mal vécues par certains. Ainsi, DJ Païmen a mis un frein aux soirées house et électro qu'il organisait. « Entre la Sacem, la Spré (Société pour la perception de la rémunération équitable), et l'Urssaf, il devient difficile de s'en sortir sans bons partenaires » . Le D] concède que le « système » Sacem est louable mais, selon lui, compliqué à gérer : « Combien d'artistes locaux en bénéficient vraiment ? Lorsque l'on joue un artiste suédois, celui-ci est-il vraiment rémunéré ? « Le chanteur de dancehall Rickman s'est récemment déclaré à la Sacem, afin de « gagner ses droits » . « Aujourd'hui avec le téléchargement légal sur internet, il vaut mieux se déclarer sinon tu ne contrôles pas ta musique » , justifie-t-il.
Pour se rapprocher de la Sacem, contacter numéro suivant, 06 94 46 7146 ou alexandre.picou@sacem.fr
Mariage, fêtes de famille... faut-il payer des droits d'auteur ?
Dès lots qu'il existe une communication des oeuvres au public, il est obligatoire d'obtenir l'autorisation des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique et donc défaire une déclaration auprès de la Sacem. L'organisation des mariages ou autres fêtes familiales par des particuliers est traitée de manière spécifique par la Sacem. La loi prévoit que l'auteur ne peut interdire les diffusions musicales « privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille » .
Édition spéciale : Rétro 2025
Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters