Eveil des consciences au-dessus du Maroni
C’est une action très positive qui a été menée ce matin à l’initiative de la France : le survol du Maroni par des personnaliités, pour observer la situation de crise.
Ce matin, 10 novembre, l’ambassadeur de France au Suriname, Nicolas de Lacoste, accompagné par le président de l’Assemblée du Suriname, Martinus Bee, se sont rejoint pour entreprendre un vol en hélicoptère au-dessus du Maroni.
Sur son compte twitter, Nicolas de Lacoste, communique en ces termes : ‘’Dans l’hélicoptère qui nous emmène ce 10 novembre survoler le fleuve Maroni avec Marinus Bee, président de l’Assemblée nationale du Suriname. Occasion unique de constater les ravages causés par l’action humaine, en premier lieu l’orpaillage, sur l’un des plus beaux fleuves d’Amazonie.’’
Dans l’hélicoptère qui nous emmène ce 10 novembre survoler le fleuve Maroni avec Marinus Bee, président de l’Ass. nat. du Suriname. Occasion unique de constater les ravages causés par l’action humaine, en premier lieu l’orpaillage, sur l’un des plus beaux fleuves d’Amazonie. pic.twitter.com/W3QT2Vh0rz
— Nicolas de Lacoste (@deLacoste_N) November 10, 2023
On ne peut que saluer cette prise de conscience des autorités face à la situation de crise que vivent les populations du Maroni face à la sécheresse et à la pollution du Maroni. Ils auront pu se rendre compte du niveau extrêmement bas des eaux, qui entrave la navigation et, donc, le ravitaillement. La fourniture d’eau est aussi source de grandes complications pour la vie quotidienne des habitants. La couleur de l’eau, enfin, aura pu les convaincre, s’il en était besoin, des conséquences de l’activité d’orpaillage sur le bassin du Maroni.
Il est important que les représentants des deux pays aient pu opérer ces observations ensemble. Le représentant français aura pu faire valoir à son interlocuteur surinamais quelle est la part de l’activité surinamaise d’extraction de l’or dans les dégâts environnementaux subis par le fleuve conjoint aux deux pays. Espérons que ce constat sera suivi des négociations bilatérales indispensables à la recherche d’une solution à ce problème aigu.
Mercredi, l’examen de la nouvelle loi sur l’extraction aurifère débutera au parlement du Suriname. La visite de ce jour permettra au président de l’Assemblée, Martinus Bee, d’y apporter un témoignage vibrant.

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