FUEGA, le mini-ciné qui fait voyager les sens des enfants
La compagnie CIE présente la toute première représentation de son mini-ciné FUEGA devant un public scolaire. Une découverte à la fois artistique et sensorielle, portée par la musicienne-compositrice Anouk Morel et la directrice artistique du projet, Sophie Laloy.
Pour cette séance inaugurale, plusieurs classes avaient fait le déplacement, des enfants de crèche jusqu’aux élèves de maternelle.
« Les petits étaient très calmes, les grands réagissaient aux petites blagues… Ils ont été très sages et très à l’écoute », se réjouit Anouk Morel. « On sentait qu’ils étaient vraiment imprégnés par les sons, les bruits, et aussi par l’échange direct que nous avons avec eux », ajoute Sophie Laloy.
Le nom du spectacle, FUEGA, est librement inspiré du mot espagnol fuego, « le feu ».
Il s’agit avant tout d’un nom imaginé par la dessinatrice Catherine Alves, dont les illustrations ont servi de point de départ à l’ensemble du projet.
Le personnage principal, le Phacochère, traverse le monde guidé par ses sens et sa curiosité. Le spectacle aborde des éléments essentiels du quotidien, comme l’eau, la lumière ou encore les sons.
La mise en scène mêle projection d’images et animation légère, dans un format inspiré du kamishibaï, art japonais consistant à raconter des histoires en public à l’aide d’illustrations glissées dans un petit théâtre en bois.
« On aimait l’idée que le dessin se mette à bouger, que la magie opère sous les yeux des enfants », explique Sophie Laloy.
La musique s’inspire du Brésil, avec des instruments comme le violon, la flûte, l’accordéon et plusieurs percussions. Le mini-ciné est marqué par une forte influence du Nordeste brésilien.
« On utilise un pandeiro, un tambourin brésilien, ainsi que plusieurs petits instruments traditionnels. L’idée était de donner un aperçu d’un monde musical joyeux et coloré », précise Anouk Morel.
La compagnie jouera jusqu’à samedi pour différents publics : classes de maternelle et d’élémentaire, collégiens du dispositif ULIS, adultes en situation de handicap.
Samedi, une séance sera ouverte au tout public, dans une formule parents-enfants.
La semaine suivante, la compagnie CIE Mon Grand l’Ombre poursuivra sa tournée en Guyane, avec une immersion encore plus forte au plus près des habitants.
« On va aller dans les communes, dormir chez l’habitant. Pour nous, c’est une chance. On est vraiment très heureuses d’être ici », confient les comédiennes.

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