Chikungunya : les Savanes en épidémie
Dans l'Ouest, l’activité est en augmentation : 56 cas la semaine dernière
La circulation du chikungunya s’est intensifiée dans le secteur des Savanes, au cours des deux dernières semaines. Vingt-six cas ont été confirmés la semaine du 25 mai, puis seize la semaine du 1er juin (données non consolidées et probablement incomplète). Ces deux semaines ont donc enregistré la moitié des 82 cas diagnostiqués depuis le début de l’année.
« La tendance des cas confirmés est donc probablement à la hausse dans ce secteur », prévient Santé publique France, dans un bulletin de surveillance diffusé hier. Le nombre de passages aux urgences de Kourou sont également en hausse. La très grande majorité des cas se situe à Kourou. Les foyers épidémiques déjà existants grossissent et étendent les infections à de nouveaux quartiers. C’est la raison qui conduit à annoncer le passage des Savanes en épidémie.
Dans l'Ouest, l’activité est en augmentation : 56 cas la semaine dernière ; 46, la première de juin (données non consolidées). Avec 50 passages enregistrés la semaine dernière, le chikungunya représente désormais 7 % de l’activité des urgences.
Dans l’Île-de-Cayenne, l’activité reste plus calme : 9 cas fin mai ; 8 début juin, pour un total de 51 depuis le début de l’année. Un seul foyer épidémique est actif. En revanche, la dispersion des cas traduit « une extension géographique de la circulation virale », alerte SpF.
Sur le Maroni, deux nouveaux cas ont été confirmés la semaine dernière, dans deux communes différentes.
Ailleurs sur le territoire, aucun cas n’a été biologiquement confirmé et les CDPS et hôpitaux de proximité n’ont notifié aucune consultation pour chikungunya.

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