Une visite de courtoisie et de soutien adressée à la nouvelle équipe de la ligue, et notamment à sa présidente, Sabrina Burglin-Agoun. Une ligue qui reprend du service et essaie de relancer ce sport en Guyane. Jacques Bolle a eu un séjour studieux, avec un calendrier serré, qui a permis au patron de la moto en France de rencontrer différents partenaires institutionnels. En plus d'un championnat de motocross qui doit se mettre en place au cours du 1er trimestre 2014, sa venue a permis de présenter un projet de sécurité routière courant 2014 qui se fera sous l'égide de la FFM. Le projet dénommé « Un team une ville » permettra aux jeunes passionnés de tirage de constituer une équipe par commune afin de participer à un championnat de cyclomoteur (booster) sur un circuit sécurisé. Avant de repartir, Jacques Bolle nous a accordé un entretien. Quel rôle peut jouer le sport moto contre l'insécurité routière en Guyane ?
Comme partout, les jeunes ont besoin de s'exprimer, ils ont besoin de rouler vite, que ce soit en moto, auto ou cyclo. S'ils n'ont pas d'autre alternative que de le faire sur la route, ils se voient contraints d'organiser ou de participer à des courses sauvages, même si c'est totalement illégal. Alors, il faut leur donner la possibilité de pratiquer cette passion sur des parcours totalement sécurisés. C'est du reste ce que l'Etat a fait en région Ile-de-France en construisant le circuit Carole (à Tremblay-en-France). Le seul but de cet équipement, construit il y a une trentaine d'année était d'empêcher les motards de faire des runs sauvages sur les routes. Cela a parfaitement fonctionné, puisque tous les motards franciliens s'y rendre pour s'exprimer en toute sécurité. Quels est le but de votre visite ?
C'est un peu tout cela. D'abord une visite de courtoisie, car à l'heure où la fédération fête son centenaire, aucun président de fédération moto n'était venu en Guyane. C'est aussi la visite à une ligue, une nouvelle équipe, qui s'est mise en place il y a peu. Avec à sa tête une présidente, la seule en France. Elle et son équipe ont un certain nombre de projets qui devraient permettre de relancer la discipline dans le département, et je crois que cela mérite qu'on les soutienne. Il a seulement quatre clubs moto en Guyane, et peu de licenciés. Avez-vous évoqué une stratégie pour développer une discipline pour l'instant peu prisée ici ?
Bien sûr. Compte tenu des coûts, on pourrait d'abord essayer de développer le motocross. Une discipline qui se pratique sur des circuits qui coûtent dix fois moins chers que des circuits dédiés à la vitesse. Après, il faut plus de clubs, c'est vrai. Un soutien qui prendra quelle forme ?
Ça peut être financier, et ça l'est déjà par le biais de la formation. Gilbert Gontier, le vice-président, est venu en février dernier pour une session de formation qui a concernés vingt officiels. Après, il faut que la ligue régionale, les locaux, les clubs aient la volonté d'organiser et de structurer leur sport dans leur département.
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