Les larmes du Maroni
Comme une vague matinale qui ravage les esprits, révolte les plus modérés. Nous avions, dans une de nos dernières éditions, soulevé la peur qui s'installait dans la ville de Saint-Laurent face à l'insécurité. Elle a trouvé un apogée sordide, dans l'assassinat public d'une jeune pharmacienne. Aux aurores. Intolérable.
Alors oui, les milices ne sont pas loin, l'auto-défense se rapproche, voire les lynchages quand les auteurs délinquants seront surpris.
Et le Maroni de charrier des larmes, dans une marée qui était pourtant prévisible. Endiguer, éradiquer, les verbes restent les mêmes, mais l'escalade prend des tournures inquiétantes, meurtrières. Jusqu'à quand ? Alors, on va sans doute montrer les muscles, à la demande des autorités, mais surtout face à l'exaspération populaire, qui touche l'ensemble du territoire.
Le nombre de gangs déclarés par l'édile municipal donne froid dans le dos. Ce week-end, les larmes du Maroni avaient commencé à couler avec la noyade d'une fillette à Balaté. Un autre drame, qui rallonge la liste des accidents nautiques dans ce secteur. Il est grand temps, que les autorités publiques repartent à la conquête de l'Ouest.
Question de paix civile.

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