À Saint-Laurent, une enquête pour violences sexuelles vise deux éducateurs de l'Ébène
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×
INFO FG

À Saint-Laurent, une enquête pour violences sexuelles vise deux éducateurs de l'Ébène

Gaëtan TRINGHAM
Les locaux de l'association Ebène à Saint-Laurent
Les locaux de l'association Ebène à Saint-Laurent • EBENE

Trois potentielles victimes sont accompagnées par l'Aduchog. Les éducateurs font l'objet de "mesures conservatoires de mise à l'écart"

Deux éducateurs de l'Ebène, à Saint-Laurent, ont été entendus en garde à vue le 7 juillet dans le cadre d'une enquête pour violences sexuelles aggravées. Les deux hommes de cette structure du médico-social font l'objet d'au moins une plainte d'une jeune personne handicapée prise en charge par l'établissement. Selon nos informations, les deux hommes ont été remis en liberté dans la soirée.

Eric Donatien, directeur général de l'Ebène Guyane confirme que deux employés, sous contrat depuis 2024 et 2025, ont fait l'objet de "mesures conservatoires de mise à l'écart. Ils ont été placés en congés provisoires." Le dirigeant affirme aussi que des mesures de protection ont été prises vis-à-vis de la victime présumée. "Le premier réflexe a été de mettre la personne à l'abri, on la dirige vers un médecin et un psychologue."

Deux autres victimes potentielles

L'Association des usagers du centre hospitalier de l'ouest-guyanais (Aduchog) accompagne la victime. Deux autres personnes - l'une en situation de handicap, l'autre une salariée du même centre - sont aussi accompagnées par l'Aduchog et portent des accusations similaires.

Elles dénoncent aussi des faits de violences sexuelles et désignent les deux mêmes suspects. "On apporte le soutien humain et solidaire de l'association. On explique leurs droits aux victimes et on les accompagne dans leurs prises de décisions", ajoute Laurent Priou, co-président de l'Aduchog. "Elles ne se sentent pas en mesure d'aller jusqu'à la plainte pour l'instant, mais elles ont récemment réalisé des dépositions auprès de la gendarmerie."

Concernant l'un des éducateurs, les agressions auraient été commises dans le cadre de ses fonctions, pendant les horaires de travail et à l'intérieur d'un véhicule de fonction. Ces informations sont confirmées par le témoignage d'une troisième source, un autre agent de l'Ébène de Saint-Laurent, qui a préféré rester anonyme. 

Les députés sollicités

"On souhaite lancer un appel aux autres victimes. Les violences sexuelles sont fréquentes. Notre travail d'accompagnement permet de les protéger face à d'éventuelles menaces", ajoute Laurent Priou. 

L'Aduchog se questionne sur la décision des autorités à remettre en liberté les suspects sans en informer les victimes. L'association se demande si les dispositions prises pour les protéger sont suffisantes.

Les députés guyanais ont été sollicités pour intervenir dans ce dossier. 

Contacté, le parquet n'a pas encore répondu à nos questions sur le dossier. Selon une autre source proche de l'enquête, aucune décision de mise en examen n'a été prise pour l'instant concernant les deux éducateurs et les investigations continuent.

Le directeur général affirme : "On attend les résultats de procédure judiciaire. Si les employés sont mis en examen, on réagira immédiatement. La confiance serait brisée."

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×