Grève à Auguste-Dédé : les syndicats de direction soutiennent la cheffe d'établissement, convoquée en gendarmerie
Les cours dans l'établissement sont suspendus depuis lundi
Les syndicats des personnels de direction se joignent au mouvement initié par certains enseignants du collège Auguste-Dédé, à Rémire-Montjoly.
Depuis le 29 septembre, les cours dans l'établissement sont suspendus à la suite de la grève lancée en raison de la convocation en gendarmerie de la cheffe d'établissement. Celle-ci est mise en cause dans une plainte pour harcèlement déposée par un parent d'élève. Elle a été auditionnée en gendarmerie le 26 septembre.
"L'exercice de ses missions, essentielles à la sécurité, à l'organisation et au bon fonctionnement de l'établissement, s'inscrit strictement dans le cadre légal. Ces responsabilités, lourdes et parfois sources de tensions, ne sauraient justifier une remise en cause injuste ou infondée", écrit l'intersyndicale des chefs d'établissement.
Pas d'enquête administrative pour l'heure
"C'est un élément déclencheur dans un contexte plus large dans lequel certains parents pensent avoir tous les droits. Ils remettent toujours en cause les enseignants, les menacent et soutiennent leurs enfants coûte que coûte", explique Denys Oltra, enseignant et délégué FSU Guyane. "Dans certaines classes, des collègues n'osent plus faire quoi que ce soit de peur que les parents interviennent", poursuit-il.
Dans ce cas, la plainte aurait été déposée par un parent après que son enfant a dû rédiger une punition alors que le reste de sa classe était en sortie.
Le recteur a reçu les manifestants ce 30 septembre. Il aurait montré son soutien à la communauté éducative qui attend à présent qu'il confirme par écrit son engagement oral. Les cours pourraient reprendre le 1er octobre. Le rectorat assure que la "situation est prise au sérieux." Aucune enquête administrative ou suspension de la cheffe d'établissement n'est prévue pour l'heure, d'après le rectorat.
La compagnie de gendarmerie de Matoury confirme qu'une enquête est en cours. Aucune suite judiciaire n'a été engagée pour le moment.
Une réunion parents/profs/direction doit avoir lieu pour rappeler à chacun le cadre des échanges.

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