Mayouri Tchò Nèg représentera la Guyane lors de la 13e édition du carnaval tropical, le 5 juillet à Paris. Le groupe a eu de grandes difficultés à obtenir des subventions.
Danièle Apocale, déléguée générale à l'Outre-mer de la Ville de Paris, a annoncé hier que la 13e édition du carnaval tropical de la capitale se déroulerait le week-end des 5 et 6 juillet entre la place de la Nation et la place Léon-Blum. Cette année, les parrain et marraine de l'édition sont la choriste Marie-Josée Gibbon et le batteur Claude Vamur. Le thème retenu pour le défilé est le cinéma et le pays mis à l'honneur sera le Vietnam. Un groupe de percussions venu des hauts plateaux du Vietnam viendra d'ailleurs faire retentir ses dongs. La Colombie devrait elle aussi participer au défilé.
Une quarantaine de groupes carnavalesques, dont six de la Guadeloupe, trois de la Martinique et un de la Guyane (le char de Mayouri Tchò Nèg), sont attendus pour un défilé auquel devraient assister près de 300 000 personnes.
Un jury se chargera de récompenser huit groupes pour le meilleur costume, char, groupe à peaux, groupe à caisse, groupe d'Outre-mer, groupe invité et le meilleur groupe étranger. La remise des prix aura lieu le 6 juillet au gymnase Jappy, dans le XIe arrondissement de Paris.
« LE CARNAVAL GUYANAIS N'EST PAS SOUTENU »
C'est donc le groupe Mayouri Tchò Nèg qui représentera le carnaval guyanais à Paris. Le groupe de Rémire-Montjoly part avec soixante-dix de ses membres (il en compte cent quarante au total). Sa présidente Pascale Promeneur est ravie de pouvoir faire découvrir un autre horizon à ces jeunes, dont beaucoup n'ont jamais pris l'avion. Elle avoue tout de même avoir eu le plus grand mal à obtenir des subventions pour effectuer ce voyage : « Le carnaval guyanais est un formidable atout touristique, mais apparemment pas pour les politiques. Les collectivités n'ont pas joué le jeu » , tempête-t-elle. Le comité carnavalesque de Cayenne, la Région, la mairie de Rémire-Montjoly et quelques entreprises locales ont tout de même aidé Mayouri Tchò Nèg à réaliser ce voyage. Mais la majorité du budget provient des fonds de l'association, créée en 2009. « Une dizaine de groupes antillais participent chaque année. Nous serons le seul de la Guyane et cela faisait très longtemps qu'il n'y en avait pas eu un, continue Pascale Promeneur, tout simplement parce que nous ne sommes pas soutenus. »
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