C'est parti pour 4 700 km à la rame!
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C'est parti pour 4 700 km à la rame!

Karin SCHERHAG
Les concurrents sur la ligne de départ au large de Dakar samedi (Jody Amiet/Rames Guyane)
Les concurrents sur la ligne de départ au large de Dakar samedi (Jody Amiet/Rames Guyane)

Le départ de la quatrième édition de Rames Guyane a été donné samedi matin à Dakar (Sénégal). Dix-huit skippers, dont six Guyanais, vont tenter de rallier Cayenne à la rame et en solitaire. Mais les premiers jours s'annoncent particulièrement difficiles.

Visages fermés et sourires crispés pour les uns, humour et optimisme pour les autres... Il est 10 heures à Dakar (7 heures à Cayenne) ce samedi et les dix-huit skippers amateurs engagés dans la quatrième édition de Rames Guyane s'apprêtent à prendre le départ. L'heure des dernières accolades a sonné.
Si depuis quelques jours la concentration et l'appréhension se mélangent dans les esprits des concurrents, tous sont surtout impatients d'en découdre. Benjamine de l'épreuve, la Kouroucienne Salomé Castillo, 30 ans, se dit « tout simplement heureuse » de lever l'ancre.
Malgré une mer très calme au moment du départ, les conditions météorologiques s'annoncent difficiles les premiers jours. « Le plus important pour les rameurs va être de ne pas aller trop au sud. Celui qui part trop loin ne pourra pas revenir sur Cayenne. Il va falloir être organisé, combatif et prévoyant » , glisse Michel Horeau, co-fondateur de la course. Avec un fort courant maritime et un vent inversé rabattant les bateaux vers la côte africaine, les concurrents vont en effet devoir s'accrocher mentalement et ramer énormément pour avancer. Mais comme le rappelle Pascal Tesnière, qui tente l'aventure pour la deuxième fois, « Rames Guyane n'est pas une affaire de gros bras » . Dans de telles conditions, le rôle des routeurs va s'avérer primordial dans la prise de risque stratégique et le soutien psychologique des coureurs. Les premiers jours risquent donc de se révéler décisifs...
IL A DIT Jean-Pierre Lasalarié, sur Cogit Hâte d'être au calme
À un moment, il faut y aller! Je suis soulagé de partir, j'étais sous pression depuis quelques mois. C'est une véritable régate qui s'annonce. Le rôle du routeur va être très important, il va m'aider dans mes choix stratégiques. Le départ ne va pas se faire dans des conditions favorables, mais qui dit difficultés dit options à prendre! Et ce sont ces options qui peuvent faire la différence. Ça va être la guerre toute la première semaine puis le repos du guerrier. En mer, rien n'est monotone. J'ai hâte d'être au calme au milieu de l'Atlantique, de pêcher, de me coucher avec un ciel étoilé.
(Jody Amiet / Rames Guyane)
(Jody Amiet / Rames Guyane)

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