Une inévitable recomposition politique
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SURINAME

Une inévitable recomposition politique

Eric GERNEZ, au Suriname
Un des deux bus prêts à rouler pour la campagne de ''Bigi Bravo'' entre Paramaribo et Albina, fief de Brunswijk.
Un des deux bus prêts à rouler pour la campagne de ''Bigi Bravo'' entre Paramaribo et Albina, fief de Brunswijk. • EG

Le paysage politique du Suriname paraît figé, alors que le climat social est délétère et que, suivant le calendrier démocratique, des élections devraient avoir lieu le 25 Mai 2025. Bilan de la situation au moment où un virage semble se dessiner. 

Le président hué par la foule

Dans bien des pays, les dirigeants ont été durement sanctionnés par la foule et cela n'a pas eu de conséquences plus graves. Ce qui s'est passé le 1er juillet, alors que le président Santokhi tentait de prendre la parole, est à replacer dans le contexte local. Les émeutes et les pillages du 17 février n'ont pas trouvé de réponse et la frustration de la population reste intacte. Malgré de sincères promesses de s'attaquer aux racines de la crise sociale, plus de quatre mois plus tard, force est de constater que rien n'a changé. Les raisons ? Une crise financière et économique insoluble avec, aux manettes, un couple Parlement-Gouvernement qui n'arrive pas à prendre des décisions qui influent réellement sur le cap du navire. Un bateau frêle comme un papillon de mai, c'est le sentiment que donne le pays et la population ne s'y trompe pas, exprimant son impatiente attente au quotidien et son angoisse du lendemain.

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