Mondial-2014, note salée et héritage indigent pour le Brésil
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Mondial-2014, note salée et héritage indigent pour le Brésil

Autour du stade Mané-Garrincha de Brasilia, de grands parkings aujourd'hui pratiquement inutilisés servent de dépôt aux entreprises de transport public pour y laisser leurs bus. À l'intérieur, des décorations des Jeux olympiques de Rio-2016 (le stade a accueilli des matches de football à l'occasion) rappellent que l'enceinte, nommée en hommage au crack légendaire Garrincha, n'a pas toujours sonné creux après le Mondial-2014.
Autour du stade Mané-Garrincha de Brasilia, de grands parkings aujourd'hui pratiquement inutilisés servent de dépôt aux entreprises de transport public pour y laisser leurs bus. À l'intérieur, des décorations des Jeux olympiques de Rio-2016 (le stade a accueilli des matches de football à l'occasion) rappellent que l'enceinte, nommée en hommage au crack légendaire Garrincha, n'a pas toujours sonné creux après le Mondial-2014.

Pour les Brésiliens, le Mondial-2014 restera marqué à jamais par le traumatisme de l'humiliation suprême à domicile contre l'Allemagne (7-1), mais les dégâts vont bien au-delà de l'aspect sportif. Stades inutilisés, chantiers d'infrastructures inachevés : des sommes astronomiques provenant des coffres publics sont parties en fumée.

Quand le pays le plus titré de la planète foot a été choisi pour accueillir la compétition, en 2007, les supporters rêvaient d'accrocher une sixième étoile sur leur maillot et les dirigeants avaient promis que les stades seraient largement financés par le privé. À l'époque, le pays était en plein boom économique, affichant un visage conquérant qui lui a aussi permis d'obtenir deux ans plus tard l'organisation des Jeux olympiques de Rio-2016.
Au final, le constat est sans appel : le Mondial a coûté beaucoup plus cher que prévu, 27 milliards de réaux (environ 11,5 milliards de dollars au taux de change de l'époque), contre 17 milliards annoncés initialement. Des 8,3 milliards de réaux (environ 3,4 milliards de dollars) consacrés à la construction des douze stades, seuls 7% sont venus directement du privé.
CHANTIERS ABANDONNÉS
Même si cette proportion passe à 17% si l'on prend en compte les emprunts de banques publiques censés être remboursés par des entreprises ou clubs de football qui ont pris part aux chantiers, la note reste extrêmement salée pour le contribuable.
« Les dépenses ont largement dépassé les prévisions, pour un nombre de réalisations bien inférieur à ce...

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