Le Suriname nouveau au pied du mur
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Le Suriname nouveau au pied du mur

Eric GERNEZ
Jennifer Simons, la présidente, en conversation avec les représentants des détenteurs de la dette du pays, le jour de l'Indépendance.
Jennifer Simons, la présidente, en conversation avec les représentants des détenteurs de la dette du pays, le jour de l'Indépendance. • CDVS

Les incertitudes financières et géopolitiques vont obliger à des choix difficiles

Le calme sidérant au lendemain du réveillon de Nouvel An ouvre la porte sur la réalité crue : « Money no de », l'argent n'est pas là, et moins encore pour acheter d'inutiles pétards. D'autant que l'on se souvienne, il n'y avait pas eu de jour de l'An aussi calme au Suriname. Ce silence n'est pas en raison du jour de deuil décrété après l'homicide multiple de Commewijne. S'il faut trouver un lien entre les deux événements, c'est le manque d'argent.

La crise affecte les ménages surinamais. La priorité familiale est à l'économie. Les difficultés du quotidien s'observent depuis cinq ans, alors que le déficit entre inflation galopante et salaires qui stagnent se creuse. Au-delà des promesses de prospérité liées au pétrole, le quotidien de la mère de famille, au Suriname, est une lutte de chaque instant. Cette situation, installée depuis 2020, use la patience. Le combat de tous les jours, pour envoyer les enfants à l'école, payer les charges et mettre un repas sur la table, ne semble pas prendre fin. Le soulèvement social de février 2023 aura bientôt trois ans et aucune des raisons qui l'ont déclenché n'a disparu. Ce constat sous-jacent de la détresse économique du pays...

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