Un 14 juillet diplomatique à Paramaribo
Pour son premier 14 juillet à Paramaribo, l'ambassadeur Nicolas de Lacoste accueillait ses hôtes surinamais à la résidence de France.
A l'issue de presque une année en poste à Paramaribo, Nicolas de Lacoste a eu un agenda chargé au Suriname. C'est ainsi qu'il le rappelait dans son discours à l'adresse du président Santokhi qui honorait de sa présence la célébration nationale. Le point fort de cette année aura été sans contexte la visite du ministre d'Etat français et Garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti. Au-delà des aspects techniques en matière de collaboration judiciaire, c'était surtout l'aspect symbolique de la marque d'intérêt de la France pour son lointain voisin le Suriname, qui aura marqué les esprits chez nos amis surinamais.
L'ambassadeur français a rappelé l'importance de la coopération transfrontalière et ses enjeux :
- Sanitaires, évoquant le rôle des hôpitaux de Saint Laurent et de celui d'Albina qui émerge.
- Criminalité, liée à l‘orpaillage clandestin, rappelant au passage la mention du président Macron à l'adresse des forces françaises impliquées dans cette lutte. Education, en assurant de l'appui français aux écoles des deux côtés du Maroni.
"Nous comptons sur la France"
Le président Santokhi affichait une belle satisfaction à échanger avec ses voisins français.
Remerciant la France pour sa présence continue aux côtés du Suriname, il a assuré que les dossiers concernant la vallée du Maroni allaient évoluer rapidement. Il a évoqué, sans détours, le cas du Malani, le ferry qui reliera les deux rives du fleuve, et assuré que le Suriname menait la plus ferme diligence à terminer les travaux de la cale d'Albina.
Renouvelant l'appel qu'il avait exprimé lors du dernier sommet aux membres de la Caricom, il a invité la France à rejoindre une force multinationale pour s'attaquer au problème régional de narcotrafic, qui mine, selon lui, le futur de nos pays.
Le président Santokhi rencontrera son homologue français Macron, à Bruxelles, la semaine prochaine.
Au fil des 14 juillet, les bonnes intentions se ressemblent et l'échelle du temps de leurs réalisations est parfois déroutante. Ne nous souvenons-nous pas que Chan Santokhi, alors ministre de la Justice, et son homologue français des affaires étrangères de l'époque, Nicolas Sarkozy, avaient signé l'accord de coopération policière transfrontalière en 2006 ? Il est entré en vigueur en octobre 2022 avec la visite de Dupont-Moretti.
Pour quand faut-il envisager la ratification définitive de la frontière ou l'avancée des pourparlers d'accord d'extradition ?
"Mieux vaut un bon voisin, qu'un ami lointain" dicton surinamais, qu'ont rappelé ensemble le président et l'ambassadeur, et chacun dans la langue de l'autre. "Des voisins en qui vous pouvez avoir confiance en cas de problème et sur lesquels vous pouvez compter en toutes circonstances", a déclaré, pour clore l'échange, l'ambassadeur de France Nicolas de Lacoste.

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