Grégory Privat : «La musique, c'est ma thérapie»
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Grégory Privat : "La musique, c'est ma thérapie"

Propos recueillis par Albane Harmange
Grégory Privat
Le Martiniquais garde un très bon souvenir de son dernier concert en Guyane.  • ALBANE HARMANGE

Le pianiste martiniquais sera aux côtés du saxophoniste Jacques Schwarz-Bart samedi 18 octobre à l'EnCRE pour présenter leur album en duo 22. Entretien. 

Quel est votre rapport à la Guyane ? 

Je suis Martiniquais, mais à chaque fois que je viens en Guyane, je me sens comme chez moi. Je suis musicien et j'ai un rapport très spécial avec les énergies, avec la nature, et je sens quelque chose de très fort en Guyane. À chaque fois que je joue sur scène, il se passe quelque chose de très puissant. 

Vous êtes en tournée internationale pour présenter votre album 22, comment est-ce que cela se déroule ? 

Ça a commencé assez fort, parce qu'on a passé quelques jours aux États-Unis : on a fait plusieurs villes comme Philadelphie, Boston, Princeton, Baltimore. On est passé même par le Canada, et on a fini avec New York.  C'était ma première fois vraiment aux États-Unis, et j'attendais ça depuis un moment. Jouer à New York, c'était vraiment un super moment. Et pour moi, c'est très symbolique d'aller en Guyane juste après ça parce qu'on a toutes ces émotions qu'on a vécues aux Etats-Unis et on arrive pour donner ça au public ici. 

Comment est né cet album ? 

L'album s'appelle 22 parce qu'avec Jacques Schwarz-Bart on est tous les deux nés le 22 décembre, on a 22 ans d'écart et on a 22 ans de collaboration commune. On a eu envie de célébrer ce nombre avec un album en duo. On se connait depuis longtemps donc on a vraiment pu créer un album assez naturellement. Un duo saxophone-piano, ce n'est pas un agencement d'instruments commun, mais ce qui était le plus évident, c'est la complicité qu'on a en tant que musiciens. 

Qu'avez-vous voulu transmettre à travers cet album ? 

Avec Jacques, on a tous les deux envie de transmettre des émotions à travers notre musique. Pour moi, la musique c'est ma thérapie. C'est vraiment quelque chose qui m'aide tous les jours et je me suis rendue compte que ça a aussi cet effet sur le public. On a cet objectif de délivrer ces énergies sur scène. 

Quelle place ont les musiques traditionnelles caribéennes dans cet album, et dans votre musique ? 

À chaque fois que je compose, et je pense que c'est la même chose pour Jacques, il y a toujours ma culture qui transparait. Il y a des influences martiniquaises et antillais au sens large dans ma musique. Après, j'ai aussi écouté beaucoup de styles de musique différents comme de la musique populaire ou classique. Mais cet album, c'est vraiment le mélange de nos deux univers. 

Est-ce qu'il y a un morceau que vous appréciez en particulier ? 

Il y a ce morceau qui s'appelle Isaïah, je l'ai écrit pour mon neveu. Je voulais mettre en lumière toute cette innocence, cette lumière qu'on a quand on est enfant. C'est un petit garçon très intelligent et très vif, et ce morceau est spécial pour moi. Quand je l'ai joué, Jacques a presque eu les larmes aux yeux. 

Qu'est-ce que vous attendez de ce concert en Guyane ? 

J'ai vraiment hâte de faire découvrir au public ce nouveau projet. Quand on joue sur scène, on ressent aussi la sensibilité du public et je suis sûr qu'on sera inspiré par le public guyanais. Le principe même du jazz, c'est d'avoir une grande part d'improvisation. C'est pour ça que j'ai hâte de voir ce que ça va donner en Guyane, je suis sûr que ce sera quelque chose de très spécial et que les improvisations réalisées ici seront uniques. 

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