Rémire-Montjoly : une nouvelle maison de quartier illumine Arc-en-ciel
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Rémire-Montjoly : une nouvelle maison de quartier illumine Arc-en-ciel

Jadine Labbé Pacheco
 Implantée depuis 2002 au sein du quartier, la DAAC aide, entre autres missions, les riverains à accomplir toutes les tâches administratives
 Implantée depuis 2002 au sein du quartier, la DAAC aide, entre autres missions, les riverains à accomplir toutes les tâches administratives • JLP

Ce quartier, anciennement BP54, symbolise une réussite des services de l'État contre l'habitat informel, selon le préfet.

La mairie de Rémire-Montjoly a inauguré ce jeudi une nouvelle maison de quartier au sein de la cité Arc-en-ciel.

Un nom qui "rassemble, dans une diversité de couleurs et de cultures, des femmes, des hommes, des familles venues d'horizons différents", présente Claude Plénet, maire de la commune. 

Ce nouvel espace de vie a vocation à devenir "un carrefour de rencontres, un lieu où les traditions se mêleront aux nouvelles idées, où les jeunes côtoient les plus anciens pour se nourrir de leur sagesse et de leur expérience". 

Un espace pour les associations locales

Les premiers à investir les lieux seront les médiateurs de l'association Développement, animation, accompagnement, coopération (D.A.A.C). Depuis 2005, ils et elles agissent en faveur du développement social, culturel et éducatif auprès des riverains de la zone. À l'intérieur de la maison, trois bureaux, un espace d'activité et un espace de stockage sont d'ailleurs déjà prêts à les recevoir. 

"Nous continuerons nos missions dans un espace plus grand, nous accompagnerons les personnes dans leurs démarches administratives telles que les inscriptions scolaires, les aides pour les transports en commun ou les dossiers de Sécurité sociale", précise Andréa Pires, vêtue d'une chasuble aux couleurs de la DAAC. À terme, l'association structurera un réseau de partenaires. 

Implantée depuis 2002 au sein du quartier, la DAAC aide, entre autres missions, les riverains à accomplir toutes les tâches administratives
Implantée depuis 2002 au sein du quartier, la DAAC aide, entre autres missions, les riverains à accomplir toutes les tâches administratives • JLP

Pour Antoine Poussier, préfet de Guyane, ce quartier, anciennement BP54, symbolise une réussite des services de l'État contre l'habitat informel. " L'habitat informel est malheureusement trop répandu que ce soit à Saint-Laurent, Macouria ou Cayenne, voir ce quartier ainsi me rassure, je me dis qu'on peut y arriver ", souligne-t-il. 

Au total, le coût de l'opération s'élève à 375 000 euros, financés à 57% par la commune, 43% par l'État et 18% par la Caisse d'Allocations familiales (CAF). 

 

MICRO-TROTTOIR

Que pensez-vous de cette nouvelle maison de quartier et qu'espérez-vous y trouver ? 

 

Joseph, 22 ans 

Joseph
Joseph • JLP

"Il était temps ! Ça nous manquait d'avoir un espace comme ça, parce qu'on n'a que le terrain de foot. Même si à un moment on en n'avait plus et qu'à la place, on a eu un cimetière qui fait un peu laid… Là ça va permettre aux jeunes de sortir un peu de chez eux parce que y en a qui font n'importe quoi ici. Ils doivent voir autre chose, recevoir des conseils, faire du sport. C'est juste dommage que la maison ne soit pas plus grande." 

 

Steve, 23 ans

Steve
Steve • JLP

"Je connais des jeunes de 14 ans qui sont dans la drogue. Une maison de quartier va leur permettre de faire autre chose. Nous, on a envie de se réunir et jusqu'à maintenant, on ne pouvait pas. On voudrait y organiser des soirées jeux vidéo, faire de la boxe, du judo, de la capoeira."

 

Jhenypher, 24 ans 

Jhenypher
Jhenypher • JLP

"Avec cette maison de quartier, on pourrait réunir les habitants, accueillir la croix rouge, faciliter le quotidien des gens, leur donner des renseignements… Beaucoup d'entre eux ne peuvent pas se déplacer.

Ce serait bien qu'il y ait aussi plus de bus, car ça laisse à désirer ici. Il y a souvent entre 1 h 30 et 2 h d'attente entre chaque bus, et parfois, ils ne passent carrément pas. On se sent délaissés, isolés. "

 

Street-Art : le collectif Muzé laru donne vie à Iris 

Depuis la rue Alpinia, la déesse Iris illumine l'espace. Ce personnage de la mythologie grecque, servant de messagère entre les Dieux et les humains, a été peint avec des traits " afro-amazoniens ", par deux artistes du collectif Muzé Laru, Nicolas Quillot aka Scimo et Jonathan Mandé, aka Azer. Le premier s'est concentré sur les formes graphiques, le second sur le visage et autres détails. 

Pour Azer, "cette fresque permet d'amener encore plus de vie aux habitants". Car si cette déesse a été choisie, ce n'est pas un hasard ! Comme l'explique Scimo, "Arc-en-ciel en portugais et en espagnol se dit arcoíris, on trouvait ça beau que les gens puissent tout de suite faire lien".

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