25 ans de la loi Taubira : le Temps des mémoires
Débats, visites, projections, concerts : la Fondation pour la mémoire de l'esclavage (FME) déploie, d'avril à juin, une programmation nationale pour commémorer les 25 ans de la loi Taubira.
Derrière l'agenda proposé par la Fondation pour la mémoire de l'esclavage (FME), un enjeu : ancrer la problématique de l'esclavage dans les mémoires au-delà des seules cérémonies officielles. Cette année, les célébrations de l'abolition de l'esclavage : le Temps des mémoires, s'organise autour d'un anniversaire politique fort : les 25 ans de la loi Taubira, promulguée le 21 mai 2001, qui a fait de la France le premier pays au monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité.
Au-delà du 10 mai
Le lancement a eu lieu samedi 25 avril à l'Hôtel de la Marine dans le huitième arrondissement de Paris au son du gwoka. La tradition résonnait à travers la performance d'Emmanuel Réveillé dit Biloute - surnom qui lui vient d'un ami d'enfance - figure du gwoka et défenseur de la langue créole au plus près du public, entouré de choristes et de danseurs. Du 25 avril au 10 juin, en écho aux différentes dates de commémoration de l'abolition de l'esclavage en Outre-mer, le Temps des mémoires veut fédérer collectivités, écoles, institutions culturelles, associations, artistes et grand public. La circulaire interministérielle signée le 25 mars dernier demande d'ailleurs aux préfets, recteurs et maires de s'inscrire dans cette dynamique, autour du 10 mai, du 23 mai ou des dates propres à chaque territoire ultramarin.
Une bataille toujours actuelle
En parallèle, la Fondation annonce aussi une mobilisation des musées et des archives. Plus de 50 institutions ont répondu à un appel à manifestation d'intérêt lancé avec le ministère de la Culture pour mettre en valeur objets, œuvres et documents liés à cette histoire. L'objectif est double : rappeler que cette mémoire traverse les collections publiques, et montrer qu'elle ne se limite ni aux manuels scolaires ni aux discours officiels. La programmation 2026 entend aussi nourrir des réflexions autour des héritages de l'esclavage : inégalités et réparations. C'est notamment le sens de plusieurs rencontres annoncées avec le Musée national de l'histoire de l'immigration (MNHI).
Le programme : https://www.hotel-de-la-marine.paris/agenda/temps-des-memoires-2026
Un docu, une cérémonie
Au-delà du week-end inaugural, la programmation s'étire sur plusieurs semaines.
Un documentaire, Une loi pour mémoire réalisé par Mathilde Damoisel, consacré au parcours législatif de la loi Taubira, doit être diffusé le 6 mai sur France 2.
Le 10 mai, une cérémonie nationale est prévue au Jardin du Luxembourg.
Le 16 mai, le festival Esclavage & Cinéma prendra place au musée du quai Branly-Jacques Chirac.
Puis viendront la remise des prix de la Flamme de l'Égalité, le 21 mai, la commémoration nationale du 23 mai en hommage aux victimes de l'esclavage, et enfin, le 23 juin, la finale du concours d'éloquence au Sénat.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters