L'A400M s'est posé sur la base aérienne 367 avec à son bord un hélicoptère de l'armée (KS)
Le nouvel avion de l'armée a fait halte sur la base aérienne de Cayenne-Matoury, chargé d'un hélicoptère Fennec. Encore en phase d'expérimentation, l'appareil offre déjà de bonnes perspectives à l'armée de l'air.
C'est la semaine des grandes premières pour l'A400M Atlas. Le nouvel Airbus de l'armée de l'air a réalisé son premier vol transatlantique mardi, reliant la base militaire d'Istres à celle de Cayenne-Matoury, via le Cap Vert. À son bord, pour la première fois aussi, un hélicoptère Fennec. Un vol de 11 heures 30 parfaitement réussi. « On est arrivé en temps et en heure, on n'a eu aucune panne... » détaille un technicien. « Il ne manquait pas grand-chose pour faire le trajet d'une traite mais il y avait trop de vent » , explique le capitaine Thierry Feuillet. Le déchargement de l'hélicoptère, lui, s'est révélé plus laborieux. « C'est normal, c'est une première. On doit prendre nos marques » , souligne le lieutenant-colonel Laurent Verry, chef du service opérationnel de la base aérienne 367.
Cet appareil dernière génération offre de nouvelles perspectives à l'armée. « Il n'existe aucun équivalent de 1A400M, détaille le capitaine Feuillet. Ça n'a plus rien à voir avec le Transall. Pour les connaisseurs, ce serait comme comparer un Jaguar et un Mirage 2000. »
JUSQU'À 116 PASSAGERS
Long de 45 mètres et des poussières, cet Airbus peut transporter jusqu'à 116 passagers assis, en respectant les règles de l'aviation civile. Davantage en cas d'évacuation urgente. En termes de fret, il peut contenir plus de 35 tonnes dans une soute immense de 360 m3. Et, avec une vitesse maximale de 800 km/h, il est aussi deux fois plus rapide que les aéronefs actuellement en service.
« Quant aux commandes de vol, elles sont exceptionnelles » , ajoute le capitaine Feuillet, à bord du cockpit.
Livrés à Orléans en août dernier, les deux premiers exemplaires de 1A400M sont toujours en phase d'expérimentation. « Ça prendra plusieurs années » , commente le capitaine Alexandre Jaubertie, du centre d'expérimentation. Mais les premiers retours sont extrêmement positifs. « C'est une horloge. Avec un appareil comme celui-ci, on est en phase avec les règles de l'aviation moderne. » L'Airbus a en outre déjà été testé au Mali. Deux autres avions de ce type sont attendus dans le courant de l'année. Puis à nouveau quatre en 2015, trois en 2016 et deux l'année suivante. À l'horizon 2020, l'armée de l'air française sera dotée de cinquante A400M.
Celui-là, baptisé Ville de Toulouse, s'envolera pour Fort-de-France demain, avant de rejoindre Orange en 9 heures et 30 minutes.
(Karin Scherhag)
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