Séraphin en pleine galère
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Séraphin en pleine galère

Thomas FETROT
Le Français Kevin Séraphin (d) lors du match de Washington face à Portland, le 28 novembre 2012 à Washington.

Kévin Séraphin et son équipe des Washington Wizards ont encaissé leur 23e défaite en 26 matches, la nuit dernière face à Cleveland. Pire, le Guyanais est cantonné au banc de touche.

La saison avait pourtant bien commencé. Souvent titularisé, régulièrement auteur de performances de qualité, Kévin Séraphin semblait avoir franchi plusieurs paliers au sein de son équipe des Washington Wizards, dans le championnat nord-américain de basket-ball (NBA). Ce, en dépit des résultats médiocres de sa formation. Malheureusement, depuis plus de trois semaines, le pivot international ne peut même plus se raccrocher à ses belles sorties sur les parquets américains.
En effet, le Guyanais est désormais cantonné au banc de touche. S'il jouait plus de vingt minutes en moyenne en début de saison, il a vu son temps de jeu réduit à portion congrue. La faute à la concurrence, mais aussi à une légère baisse de régime. La nuit dernière, face aux Cleveland Cavaliers, Kevin Séraphin n'a joué que douze minutes. Pour un bilan des plus faméliques : quatre points marqués, aucun rebonds, deux fautes et deux ballons perdus. En réalité, depuis quelques semaines, le Français n'arrive pas à résoudre l'un de ses problème récurrents : les fautes commises. Petit coup de fatigue ? Possible. Quoi qu'il en soit, il va lui falloir trouver rapidement la solution à ce problème. Car, s'il écope d'une ou deux faute peu après son entrée sur les parquets, il est évident que son entraîneur ne va pas le laisser s'ébrouer à sa guise.
Pour ne rien arranger, le Brésilien Néné retrouve peu à peu le niveau de jeu qui était le sien lorsqu'il évoluait au sein des Denver Nuggets. Concurrent direct du Guyanais dans le secteur intérieur, Néné bénéficie de son ancienneté, donc d'une expérience supérieure à celle de Kévin Séraphin. Une donnée considérée comme essentielle par les entraîneurs de la NBA.
Toutefois, la saison est longue. Il reste 56 matches au Guyanais pour retrouver sa superbe du début de saison. Dans l'équipe la plus médiocre du championnat (3 victoire, 23 défaites), les places sont pourtant chères. Comme dans chaque franchises NBA. Mais pour Kévin Séraphin, la seule planche de salut demeure la régularité. Et quelques performances marquantes. Histoire de convaincre son entraîneur que, dans une équipe qui enchaîne les défaites, laisser les jeunes se forger une expérience n'est pas inutile. Perdu pour perdu...



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